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Quand la ville prend des allures de dépotoir après le blitz des déménagements

Des déchets et vieux matelas entassés près d'un escalier.

La gestion des déchets au lendemain des déménagements reste problématique à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Alors que les divans, fauteuils, électroménagers et autres déchets résidentiels meublent les trottoirs à la suite des déménagements du 1er juillet, les centres de dons débordent d'objets. Une générosité mal placée, dénoncent certains organismes.

En période de déménagement, c’est la catastrophe, témoigne sans ambages Alain Mongrain, le directeur administratif de l'organisme Le Support. Grâce à ses boîtes de collecte de vêtements et d'objets usagés, Le Support amasse des fonds pour aider les organismes œuvrant à l'intégration des personnes vivant avec une déficience intellectuelle et leur famille.

Mais début juillet, M. Mongrain constate que les boîtes de dons deviennent de véritables dépotoirs, à tel point que les commerçants lui demandent d’en retirer de la circulation. Les gens continuent pourtant de jeter leurs déchets au même endroit, a-t-il déploré en entrevue à l’émission Le 15-18, sur les ondes d'ICI Première. On reçoit peu de choses avec de la valeur.

Le directeur de l'organisme Le Support retrouve plutôt des divans éventrés, des chaises brisées ainsi que des encombrants davantage destinés au recyclage qu’à la vente et qui auraient dû être portés dans les écocentres, mais les gens ne veulent pas s’y déplacer.

Les Montréalais qui doivent actuellement se rendre dans les écocentres doivent s'armer de patience. La fermeture récente de deux écocentres de la Ville de Montréal et les heures d'ouverture réduites en raison de la pandémie entraînent de longues files d'attente.

Ruée vers les écocentres

Les 2 et 3 juillet, des écocentres de Montréal reçoivent environ 30 000 visites, renchérit Philippe Sabourin, porte-parole de la Ville de Montréal. Ils sont pourtant restés ouverts pendant les mesures de confinement, a-t-il précisé jeudi au micro de l'émission Tout un matin.

Les services de nettoyage de la Ville de Montréal récoltent habituellement 60 000 tonnes de déchets sur les trottoirs lors de la première semaine de juillet, qui suit la période de déménagement.

Pour en venir à bout, la métropole a dû renforcer son dispositif de ramassage. Malgré tout, elle implore les citoyens qui déménagent de respecter les consignes en matière de collecte de résidus domestiques.

Si vous ne respectez pas l’heure de collecte des détritus, vous vous exposez à une amende de 200 $ à 1000 $.

Philippe Sabourin, porte-parole de la Ville de Montréal.

Les poubelles laissées à l’abandon sont un fléau pour les préposés au ramassage des déchets, assure M. Sabourin : les animaux jouent dedans et l’employé de la Ville doit faire un nettoyage plus long.

C’est important que Montréal reste attrayante parce que beaucoup de citoyens vont rester en ville cette année, rappelle Philippe Sabourin.

La meilleure solution? Avant de vous rendre dans un écocentre, consultez le tableau d’achalandage sur le site de la Ville pour savoir si c’est un bon moment pour s'y rendre, conseille-t-il, tout en rappelant que les services sont offerts du mardi au samedi de 8 h à 18 h.

En outre, une brigade baptisée la Patrouille verte et composée de 54 agents a commencé depuis quelques jours à sillonner les rues de la ville pour sensibiliser les citoyens à divers enjeux environnementaux, dont la gestion responsable des matières résiduelles.

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