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Des bacs bruns pour tous les Québécois d'ici 2025

Les municipalités auront accès à plusieurs centaines de millions de dollars sur 10 ans pour ce faire.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un bac brun sur le bord d'une rue dans un quartier résidentiel.

Le reportage de Jean-Philippe Robillard

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Alors que les Québécois continuent d’envoyer la majorité de leurs déchets de table dans des sites d’enfouissement plutôt que dans des bacs bruns, Radio-Canada a appris que le gouvernement Legault veut instaurer la collecte des matières organiques dans toutes les villes du Québec d’ici cinq ans.

Seulement près de la moitié des municipalités offrent actuellement ce type de collecte. Québec veut aussi que toutes les industries, tous les commerces et toutes les institutions fassent le virage d'ici 2025.

Le gouvernement souhaite ainsi réduire de moitié la quantité de matières organiques enfouies d’ici 2030. À l’heure actuelle, les déchets de cuisine et autres résidus verts représentent environ 60 % de toutes les matières résiduelles envoyées dans les sites d’enfouissement.

Benoit Charette devant des matières recyclables

Le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Pour que le Québec parvienne à atteindre ces cibles, le gouvernement Legault va mettre en place une stratégie de valorisation des matières organiques. Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette en a fait l’annonce vendredi.

Dans le cadre de cette stratégie, Québec va injecter 1,2 milliard de dollars au cours des 10 prochaines années – soit 120 millions de dollars par année – pour aider les municipalités à instaurer la collecte des déchets de cuisine et autres résidus verts et à développer des usines de traitement.

Le Québec génère des quantités importantes de matières organiques. Celles-ci représentent 60 % des 5,8 millions de tonnes de matières résiduelles éliminées chaque année.

Avec cet ambitieux plan, le gouvernement de François Legault souhaite aussi réduire les émissions de gaz à effet de serre. Car les matières organiques, en plus de contribuer à remplir les sites d’enfouissement, contribuent au réchauffement de la planète.

Selon l’inventaire québécois des émissions de GES, le secteur des déchets constituait en 2017 le cinquième émetteur d’origine humaine en importance au Québec, étant responsable de 4,6 mégatonnes d'équivalent CO2 (5,8 % du total émis).

Une main tenant un tas de compost.

Récupérées, les matières organiques sont transformées en compost, qui est ensuite utilisé en agriculture.

Photo : CBC/Kate Porter

En 2011, la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, mise en place par le gouvernement libéral de Jean Charest, prévoyait déjà d'instaurer la collecte des déchets organiques dans toute la province d'ici 2020.

Or, neuf ans plus tard, le Québec est loin d’avoir atteint cet objectif, même si plusieurs municipalités, comme Montréal, ont emboîté le pas.

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