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La COVID-19 impose de nouvelles normes pour les immeubles de bureaux

Panorama urbain de la ville de Calgary comprenant dans la composition de l'image une quinzaine de bâtiments et la Tour de Calgary au centre.

Même si certains bâtiments restaient vides au mois de février, avant la pandémie, le taux d'inoccupation des immeubles de bureaux s'était légèrement amélioré à Calgary, passant de 25,7 %, en 2017, à 24,2 %, à la fin de 2019.

Photo : Radio-Canada

Les immeubles de bureaux désertés à cause du télétravail favorisé par la pandémie retrouveront bientôt certains de leurs occupants. Les travailleurs qui retournent au bureau devront toutefois se plier à de nouvelles normes sanitaires.

Seuls 4 travailleurs canadiens sur 10 occupent un emploi qui peut être totalement exercé de la maison, selon une enquête de Statistique Canada publiée au mois de juin.

Sur le terrain, cela se traduit par la volonté d'un nombre grandissant d’entreprises d’autoriser un retour progressif de leurs employés dans leurs bureaux.

C’est le cas du CDEA, le Conseil de développement économique de l’Alberta, qui possède des bureaux dans un immeuble du centre-ville de Calgary.

La décision a été prise de faire un retour progressif au bureau peu après le long week-end de Pâques, confie Olga Gordon, conseillère en développement du volet entrepreneuriat au CDEA.

L’obligation est de venir au bureau une journée par semaine au minimum, selon elle, mais libre à ceux qui le souhaitent de venir plus souvent.

Olga Gordon à son bureau, en train de travailler sur son ordinateur.

Olga Gordon se rend deux fois par semaine au bureau.

Photo : Radio-Canada

Néanmoins, l’organisme, comme de nombreux autres dans le même bâtiment, limite sa capacité maximum d’effectifs. Nous ne devons pas être plus de 50 % de nos effectifs totaux [sur place] en même temps, souligne Olga Gordon.

Nouvelles règles

Pour protéger ceux qui reviennent bureau, de nouvelles mesures sanitaires sont appliquées.

Les heures d’ouverture de l’immeuble ont été réduites, il y a plein de stations de désinfectant pour les mains un peu partout, des marquages ont été mis au sol pour la distanciation sociale, l’ascenseur est limité à deux personnes en même temps et il y a un escalier réservé à la montée et un à la descente, explique-t-elle.

Une station de gel désinfectante accrochée au mur à côté des boutons de l'ascenseur.

Il est obligatoire de se désinfecter les mains avant d'appeler l'ascenseur.

Photo : Radio-Canada

Néanmoins, selon Susan Thompson, directrice de recherche de la firme de courtage immobilier Avison Young, ces conditions ne veulent pas nécessairement dire que les entreprises vont délaisser les immeubles de bureaux à court ou à moyen terme.

On entend un mélange de points de vue de la part des entreprises. Certaines vont réduire leurs effectifs ou augmenter la part du télétravail et d’autres souhaitent agrandir leurs espaces de travail et donc conserver leurs bureaux dans les immeubles, explique-t-elle.

Incertitude à long terme

À plus long terme, si la tendance au télétravail se confirme, il n’est pas certain non plus que les entreprises désertent les immeubles de bureaux, selon elle.

Nous en saurons plus au mois de septembre mais, pour le moment, les entreprises ne veulent pas prendre de décision trop vite, dit-elle.

Certaines entreprises ont des engagements pour encore 10 à 20 ans.

Susan Thompson, directrice de recherche pour Avison Young

Qu’elles les délaissent ou non, cet épisode aura tout de même eu au moins un effet bénéfique, selon Olga Gordon, qui explique qu’elle et son équipe ont développé des compétences liées au télétravail.

En présentiel, on a toujours très bien communiqué, mais travailler de la maison a vraiment amélioré notre capacité à communiquer à distance et, en ce qui concerne le service aux clients, on va être plus à même de les servir à distance, pense-t-elle.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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