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Réactions en Estrie après la mort de 3 enfants tombés d'un tracteur en Montérégie

Un tracteur sur une ferme.

En Estrie, les accidents impliquant des tracteurs ont été nombreux au cours des dernières années.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les réactions sont nombreuses en Estrie après qu’un accident de tracteur, mercredi soir, à Notre-Dame-de-Stanbridge, en Montérégie, eut enlevé la vie à trois enfants de moins de 5 ans et blessé sept autres personnes.

Dans la région, les accidents de tracteurs ont été nombreux au cours des dernières années. En 2011, dans une ferme de Brompton, 27 personnes, dont 22 enfants, ont été blessées dans une charrette traînée par un tracteur qui s'est renversé.

Il y a également eu, en 2014, l'histoire tragique d'un jeune homme de Compton qui a perdu la vie après avoir été happé par un godet de tracteur. En 2008, une fillette de 5 ans a péri écrasée sous les roues d'un tracteur conduit par son père.

Selon Claude Cyr, pédiatre aux soins intensifs du CHUS et spécialisé dans les traumatismes crâniens, les accidents de tracteurs sont évitables. L’histoire des accidents entourant les tracteurs nous rappelle un constat assez simple : les enfants n’ont rien à faire sur ou autour d’un tracteur qui est en action, martèle-t-il.

Une tradition à enterrer

Pour le Dr Cyr, impliquer les enfants rapidement soit dans les travaux, soit dans la routine de la ferme fait partie de la culture du monde rural. Les fermes et les tracteurs font partie du milieu de vie des enfants. Ça fait partie d’une tradition de mettre les enfants sur les tracteurs, même de les faire conduire un tracteur à un très jeune âge, souligne-t-il.

Je dis souvent qu’il est plus facile d’enterrer une tradition que d’enterrer un enfant. C’est important comme communauté de réfléchir à la sécurité des enfants.

Claude Cyr, pédiatre aux soins intensifs du CHUS

Nos enfants vivent avec nous sur la ferme. C’est la cour de jeu des enfants, mais ça peut être un danger. Il faut toujours être prudent, lance pour sa part Monia Grenier, propriétaire de la ferme Pério, à Wotton, également présidente de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de la MRC des Sources.

Des enfants blessés trop souvent

Même si Claude Cyr concède que les enfants qui vivent dans les fermes ont de la chance d’être dans des milieux où l’environnement est optimal pour leur développement, il dit voir des enfants blessés par des tracteurs dans son unité.

On voit trop souvent, année après année, des enfants qui sont blessés, amputés, avec des traumas crâniens et qui peuvent malheureusement décéder.

Claude Cyr, pédiatre aux soins intensifs du CHUS

En Estrie, il existe des initiatives pour prévenir les accidents de tracteurs. L'Union des producteurs agricoles (UPA) de la MRC des Sources et celle de Coaticook organisent depuis plusieurs années des sécurijours, des journées d'information et d'éducation dans les écoles durant lesquelles il est question de sécurité sur les tracteurs, mais aussi sur les VTT.

Ça frappe. Ce sont des jeunes enfants. Il ne faut pas que ça arrive ces affaires-là.

Monia Grenier, présidente de l’UPA de la MRC des Sources

Quand je vois [des drames] comme celui-là, je me dis que mes sécurijours, je vais les continuer. Je n’arrêterai jamais ça, fait savoir Monia Grenier.

Il n'y a pas eu de sécurijours cette année en raison de la COVID-19. Toutefois, l'UPA des Sources et celle de Coaticook désirent reprendre dès l'an prochain.

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