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Les services d'autocar réclament de l'aide financière pour reprendre leurs activités

Une rangée d'autocars stationnés.

21 autocars sont en attente de reprendre la route à cause de la crise de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Radio-Canada

L’entreprise de Bécancour Autocar Hélie souhaite l’intervention des gouvernements provincial et fédéral pour pouvoir reprendre ses activités. Le transport en autocar est l’un des rares secteurs qui n'a pas encore repris du service depuis la pandémie de COVID-19.

Présentement, 21 autocars sont dans la cour de l’entreprise, alors qu’en temps normal, ils seraient en train de sillonner les routes du Canada et des États-Unis.

Comme les autres transporteurs qui offrent des voyages nolisés, Autocar Hélie espère une aide financière pour compenser les pertes liées au fait que les autocars peuvent accueillir un nombre très limité de passagers, environ le tiers de la capacité maximale, pour respecter la distanciation physique.

Ainsi, les agences de voyage et autres groupes pourraient réserver des autobus sans que les prix n’explosent ou que la rentabilité ne soit compromise.

L’autre option serait que les gouvernements permettent aux transporteurs d’avoir des passagers à moins de 2 mètres les uns des autres, quitte à ce qu’ils doivent porter le masque.

Un homme se tient debout devant une rangée d'autocars qui sont stationnés.

Jean Pellerin, le directeur des opérations chez Autocar Hélie, est convaincu que les Québécois sont prêts à voyager à nouveau.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Je pense que les gens seraient prêts à revoyager, insiste le directeur des opérations chez Autocar Hélie, à Bécancour, Jean Pellerin. Les gens ont été confinés depuis le mois de mars.

Je pense que les gens veulent sortir de la maison, ils veulent voir des amis, ils veulent voir des nouvelles choses.

Jean Pellerin, directeur des opérations chez Autocar Hélie

L’entreprise de Bécancour compte une quarantaine de chauffeurs et Jean Pellerin croit que si les activités ne reprennent pas sous peu, certains pourraient être tentés d’aller travailler ailleurs, ce qui occasionnerait des problèmes de main-d’oeuvre.

Autocar Hélie offre habituellement le transport vers le casino de Montréal deux à trois fois par semaine, durant l’été. L’entreprise espère reprendre ce service à temps pour la réouverture du casino, le 3 août.

Elle souhaite surtout des directives claires des autorités pour savoir avec quelles règles sanitaires les services d’autocars peuvent relancer le service.

Si les deux mètres de distanciations physiques doivent être respectés, seuls 14 passagers sur 52 pourront embarquer, ce qui affecte la rentabilité de l’entreprise.

Plan de relance

Pour compenser, les entreprises d’autocars espèrent recevoir de l’aide financière des gouvernements.

Avec son service de transport interurbain, Keolis Canada dessert un million de personnes par année. Il assure notamment la liaison entre Québec-Montréal, en passant par Trois-Rivières.

Son président-directeur général Pierre-Paul Pharand a hâte que ses autocars reprennent la route, surtout qu’Air Canada a décidé de suspendre ses liaisons interrégionales. Les citoyens ont donc beaucoup moins d’options pour se déplacer.

Pour reprendre, on a besoin d’une certaine aide parce qu’il y a déjà des routes qui étaient déficitaires avant même la COVID, explique M. Pharand. [...] Nous, on est prêts, c’est juste qu’un moment donné, il faut un signal clair parce que je ne voudrais pas et là je vais parler pour Keolis Canada, je ne voudrais pas qu’on reprenne nos activités dans un cadre qui pourrait être interprété comme illégal ou inapproprié, je devrais dire, à cause des mesures sanitaires.

La première chose qu’il nous faut, c’est un message clair, voici, vous pouvez repartir et sous quelles règles sanitaires.

Pierre-Paul Pharand, président-directeur général de Keolis Canada

La Fédération des transporteurs par autobus (FTA) a proposé un plan de relance au gouvernement du Québec pour le transport interurbain, au moins pour les principales lignes comme Montréal-Québec, en passant par Trois-Rivières, il y a sept semaines.

Elle n’a pas eu de réponse.

Elle a aussi interpellé les gouvernements provincial et fédéral pour avoir de l’aide financière pour permettre aux transporteurs du domaine nolisé et touristique de reprendre leurs activités, même en accueillant moins de passagers.

D’après les informations de Marilyn Marceau

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