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Des possibilités de liaisons aériennes en Abitibi-Témiscamingue

Les évacués de Kashechewan arrivent à Kapuskasing à bord d'un avion d'Air Creebec.

Un avion d'Air Creebec. (archives)

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Certains transporteurs aériens envisagent la possibilité d’ajouter des liaisons vers des aéroports de l’Abitibi-Témiscamingue, alors que la région a vu son offre en transport aérien diminuer de façon importante cette semaine.

Mardi, Air Canada a annoncé la fermeture de 30 liaisons régionales, dont celle entre Montréal et Val-d’Or, et la fermeture de huit escales régionales, dont l’aéroport de Val-d’Or.

Certaines compagnies aériennes avec des dessertes régionales intérieures prévoient bonifier leur offre afin de desservir davantage l’Abitibi-Témiscamingue.

Air Creebec avait d’ailleurs commencé des discussions la semaine dernière avec les municipalités de Rouyn-Noranda et Val-d’Or, a indiqué le président de la compagnie, Matthew Happyjack.

Voici mon scénario [pour une journée] : Montréal-Val-d’Or, Val-d’Or-Rouyn-Noranda, Rouyn-Noranda-Montréal, mentionne-t-il.

Avant la pandémie, la compagnie offrait quotidiennement un vol Montréal-Val-d’Or et un vol Val-d’Or Montréal.

Avec les actifs qu’on a comme avions, on ne va faire qu’un trajet, on ne va pas faire deux trajets pour la même destination en une journée, précise Matthew Happyjack.

Un avion de la bannière « Air Liaison »

Un avion de la bannière « Air Liaison » (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Du côté d’Air Liaison, on avait aussi commencé à planifier une liaison entre Montréal et Rouyn-Noranda avec une escale à Québec, étant donné que le transporteur offrait déjà deux liaisons quotidiennes entre Québec et Rouyn-Noranda.

On est présentement en train de travailler dessus, on va augmenter un peu la vigueur à ce niveau-là compte tenu des dernières nouvelles, indique le directeur des affaires corporatives pour Air Liaison, Pierre Tremblay. Là, il faudrait regarder, je pense qu’on pourrait ajouter Val-d’Or à ça aussi, c’est hypothétique.

Jusqu’en janvier dernier, Pascan maintenait une liaison pour les contrats cargos des institutions bancaires, mais elle a cessé en raison de la diminution des besoins. Toutefois, le copropriétaire de Pascan, Yani Gagnon, affirme que la compagnie demeure ouverte à l’idée d’ajouter des liaisons.

Une chose est certaine, c’est que si le besoin est là, on a la capacité de le faire, mais en date d’aujourd’hui, surtout en plein COVID, je ne vais pas ajouter une liaison s’il n’y a pas de déplacement. On est prêt à travailler avec tous les intervenants du milieu à très court terme pour trouver des solutions et que ce soit des solutions gagnantes pour tous les intervenants, dit-il.

Si les perspectives de vols à l’international ne sont plus ce qu’elles étaient avant la COVID, ça vient remettre en question tout le déploiement régional.

Le copropriétaire de Pascan, Yani Gagnon

La demande

Autant chez Air Creebec, chez Air Liaison que chez Pascan, on souligne qu’avant de déployer des liaisons régionales, la demande doit se faire sentir.

On regarde ces options-là, parce qu’il semble y avoir de la demande. Alors, si la demande est au rendez-vous, il y a de bonnes chances que ça se réalise, dit Pierre Tremblay, d’Air Liaison. On est tributaire des profits et des pertes, on est soucieux d’avoir des liaisons rentables.

Par ailleurs, Air Canada a indiqué mardi que la réduction de ses services résulte de la faible demande sur le marché d’affaires et du loisir.

Avion de Pascan Aviation

Un avion de Pascan Aviation (archives)

Photo : Radio-Canada

Que ce soit les aéroports régionaux ou que ce soit même le gouvernement du Québec de concert avec différents partenaires, l’Union des municipalités du Québec, les agences touristiques régionales, les chambres de commerce, il y a une panoplie d’intervenants qui peuvent apporter leur voix à ces enjeux-là. Ce n’est pas juste une initiative propre au transporteur. On va travailler avec tout le monde, conclut Yani Gagnon.

Un intérêt de PAL Airlines

Une autre compagnie aérienne pourrait être intéressée à offrir des vols réguliers vers l'Abitibi-Témiscamingue.

PAL Airlines, dont le siège social est à Terre-Neuve, effectue déjà des vols nolisés vers la région.

L'entreprise discute présentement avec des directions d'aéroport et des élus partout au Québec pour voir comment elle pourrait venir pallier au retrait d'Air Canada de plusieurs aéroports régionaux, dont celui de de Val-d'Or.

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Abitibi–Témiscamingue

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