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Une distanciation physique colorée grâce à MU

Un homme au manteau jaune portant un masque passe devant une murale sur laquelle est écrite le mot Montréal.

Un homme passe devant une murale à Montréal le 7 avril 2020.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Égayer les rues piétonnes et redonner un peu de couleur à Montréal : voilà l’objectif estival de l’organisme MU, qui a recruté des dizaines d’artistes pour enjoliver les quartiers de la métropole.

Le début du déconfinement a amené son lot de nouvelles règles en vue de faire respecter les mesures sanitaires. Je me suis mise à voir les morceaux de ruban adhésif par terre, les affiches éducatives au ton vraiment négatif, les poteaux à sangle… Je me disais que c’était terne, lance Elizabeth-Ann Doyle, qui est cofondatrice et directrice générale et artistique de MU.

Ce constat a donné une idée à l’équipe de l’organisme, qui a réalisé plus de 130 murales et 400 projets communautaires à Montréal depuis sa création, en 2007 : rendre plus jolis les blocs de béton, voies piétonnes et pistes cyclables qui allaient tapisser le quotidien estival des quartiers de la métropole.

Le projet arrive à point pour les artistes qui collaborent avec MU, car les plans d’embellissement d’écoles, d’habitations à loyer modique (HLM) et de centres communautaires de l’organisme sont tombés à l’eau depuis l’arrivée de la COVID-19. Avec la fermeture des écoles, on a perdu 25 contrats tout d’un coup, et les artistes qui collaborent avec nous ont perdu leur travail, explique Elizabeth-Ann Doyle.

Afin de remettre les créateurs et créatrices au travail, celle-ci a proposé les services de MU pour embellir les nouveaux panneaux routiers de la métropole. L’appel a été entendu par l’arrondissement de Ville-Marie, dans lequel des blocs de béton ont été transformés en bonbons carrés par l’artiste Roadsworth.

Des couleurs contagieuses

L’initiative a vite eu un effet boule de neige. Sans même nous demander de le faire, l’arrondissement a peint les poteaux adjacents pour qu’ils s’agencent avec les blocs de béton peints. C’est magnifique! s’exclame Elizabeth-Ann Doyle.

C’est là que réside la magie du travail de MU, selon la cofondatrice : les créations des artistes s’accompagnent souvent d’une diminution du nombre de déchets laissés sur la voie publique, d’un meilleur éclairage mis en place par la Ville, ou même de l’apparition de jardins urbains.

D’autres projets se dessinent déjà pour l’organisme, qui compte aussi créer des jeux de marelle pour les enfants et continuer d’enjoliver des milieux de vie défavorisés.

On fait beaucoup plus que décorer : on est des créateurs de valeurs, de sens. Même en contexte de crise sanitaire, on peut améliorer la vie des gens.

Elizabeth-Ann Doyle, cofondatrice et directrice générale et artistique de MU

En plus de Ville-Marie, les couleurs de MU égaieront d’autres arrondissements de Montréal au cours des prochaines semaines.

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