•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’héritage francophone du village de Saint-Hippolyte toujours vivant à Vawn

Cette semaine, Laurier Gareau nous propose une visite de la paroisse de Saint-Hippolyte, située au nord-ouest de North Battleford.

Photo : Archives de l'Université de la Saskatchewan

Radio-Canada

Les cartes routières actuelles ne permettent plus de retrouver le village saskatchewanais de Saint-Hippolyte autrefois situé au nord-ouest de North Battleford, mais son héritage francophone, lui, a été préservé dans la région.

Arrivé dans l’Ouest canadien en provenance de la France au début du 20e siècle avec le rêve de s’y installer avec sa famille, l’abbé Jean-Baptiste Jullion est responsable de la venue de plusieurs centaines de colons français dans la région du nord-ouest de North Battleford.

Accompagné par son frère, Alphonse Jullion, Jean-Marie Breuil ainsi que les frères Malhomme, c’est finalement en Saskatchewan qu’il trouve un endroit idéal pour y établir une paroisse française : Saint-Hippolyte.

Carte qui situe Saint-Hippolyte au nord de North Battleford.

Aujourd'hui, on ne voit plus Saint-Hippolyte sur une carte routière puisque, depuis bien des années, la paroisse a été déménagée à Vawn.

Photo : Capture d'écran

Expansion de la communauté francophone

Peu de temps après être arrivé à Saint-Hippolyte, l’abbé Julien constate qu’il n’est plus possible d’organiser les messes dans les maisons des paroissiens et que la construction d’une église est inévitable pour permettre à tout le monde de partager ce moment religieux.

Rapidement, une église de 100 places est construite au village, mais dès 1913, elle n’est plus en mesure de répondre aux besoins de la communauté puisque les francophones sont de plus en plus nombreux. La même histoire se répétera quelques années plus tard, si bien qu’une nouvelle église de 400 places est construite pour accueillir toutes les personnes du village.

En 1914, lorsque l’évêque de Prince Albert vient bénir l’édifice religieux, il trouve l’église au milieu d’un champ vide, mis à part quelques établissements situés à quelques kilomètres de l’endroit.

Une critique du travail de l’abbé Jullion, c’était qu’en temps que prêtre français, il n’avait aucune connaissance des rigueurs de l’Ouest canadien. L’église et le presbytère étaient trop grands et difficiles à chauffer en hiver, affirme l’historien fransaskois Laurier Gareau.

Déplacement du village vers Vawn

L’arrivée du chemin de fer dans la région permettait de rêver à un développement sans précédent du village, mais au grand dam des habitants, le Canadian Northern a décidé de construire un chemin de fer à quelques kilomètres au nord-est de Saint-Hippolyte. Ainsi, cette nouvelle construction permet la naissance du village de Vawn.

Cette décision a supposément été prise parce que le prix du terrain dans le village de Saint-Hippolyte était trop élevé. Ce fut un coup mortel pour le village et sa paroisse, mentionne Laurier Gareau.

Ainsi, de nombreuses personnes ont choisi de déménager à Vawn et à Edam, laissant l’église et son curé seuls en plein milieu de la prairie. Plusieurs paroissiens qui ont quitté Saint-Hippolyte pour les villages voisins auraient bien aimé que la paroisse déménage également. Après plusieurs années d'attente, leur voeu est exaucé en 1958.

Ce déménagement marquait par le fait même la fin du hameau de Saint-Hippolyte, mais le souvenir de l’abbé Jullion demeure toujours, puisque la paroisse de Vawn porte toujours le nom de l’ancien village.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Histoire