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Aucune contravention malgré les rassemblements importants du 1er juillet à Ottawa

Des manifestants avec des drapeaux des provinces devant le parlement à Ottawa.

Une manifestation a eu lieu devant la colline du Parlement, mercredi, notamment pour dénoncer les mesures de confinement.

Photo : Radio-Canada

Le Service de police d'Ottawa (SPO) n’a donné aucune contravention, alors que des milliers de personnes se sont rassemblées à au moins deux endroits, mercredi, en marge des célébrations de la fête du Canada.

Sur la colline du Parlement, plusieurs centaines de personnes étaient réunies, sans masque pour la plupart, pour dénoncer les différentes mesures de confinement imposées en raison de la pandémie de la COVID-19.

Ici, la majorité des participants ne respectaient pas les consignes de la santé publique en matière de distanciation physique.

Je suis dans ce groupe d'âge vulnérable, et ils me disent que je devrais porter un masque, je suis à risque de contracter la COVID-19 et d’en mourir, mais je suis mort si je me soumets, a dit un manifestant à CBC.

Un manifestant brandit une affiche sur laquelle est écrite en anglais : "Cesser de voler notre liberté".

La manifestation avait pour but de dénoncer les mesures prises par le gouvernement fédéral dans la lutte au coronavirus.

Photo : Radio-Canada

Un peu plus tard en soirée mercredi, la Ville d'Ottawa a temporairement fermé le parc Mooney's Bay, puisque près de 5000 personnes s'y trouvaient en cette fête du Canada.

La police d’Ottawa a assisté les agents des règlements municipaux de la Ville d’Ottawa suite à une surpopulation à Mooney's Bay, a expliqué dans un courriel la porte-parole du corps policier, Amy Gagnon. Le parc fut fermé et les gens ont quitté les lieux sans problème. Aucune contravention n'a été émise de ce côté-là.

Plusieurs véhicule de police près du parc Mooney's Bay à Ottawa.

La police aux abords du parc Mooney's Bay, mercredi soir.

Photo : Radio-Canada / S.B.

Le 29 juin, la médecin en chef de Santé publique Ottawa (SPO), Vera Etches, avait demandé aux résidents d’être « COVID-avisés », alors qu’on s’apprêtait à vivre une fête du Canada bien différente des années antérieures.

J’encourage tout le monde de continuer à respecter la distanciation physique, de porter un masque lorsque la distanciation physique n’est pas possible et à limiter le nombre de personnes fréquentées, avait dit la Dre Etches lors d’un point de presse virtuel.

Les consignes provinciales en vigueur en Ontario limitent toujours les rassemblements à un maximum de 10 personnes.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Moins risqué de se rassembler à l'extérieur... mais pas sans risques

Selon Benoît Mâsse, épidémiologiste à l’Université de Montréal, les rassemblements qui comptent un grand nombre de personnes sur une longue période de temps sont particulièrement problématiques.

C’est sûr que c’est à l’extérieur, c’est un peu moins risqué, mais quand on le multiplie par un grand nombre, ça devient un risque assez important, explique-t-il.

Cinq mille personnes qui se regroupent sur une plage, jour après jour, pendant plusieurs heures, même si ce ne sont pas les mêmes personnes, ça peut générer énormément de contacts.

Benoît Mâsse, épidémiologiste à l’Université de Montréal

M. Mâsse a collaboré à une modélisation publiée par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), laquelle suggère qu’il suffirait que les Québécois entrent en contact sans masques avec huit ou neuf personnes chaque jour au cours de l’été pour que la courbe d’infections retourne à son sommet d’avril, d’ici le mois d’août.

Selon M. Mâsse, la situation devient excessivement risquée si des personnes se rassemblent à l’intérieur, même en petit groupe.

Les endroits fermés, à l’intérieur, il faut vraiment être prudents. Même cet été, il faut faire attention, soutient l'épidémiologiste. À l’extérieur, c’est beaucoup moins risqué, la transmission est un peu plus difficile, mais pas impossible.

L’été, ça aide. On est plus à l’extérieur, il n’y a pas d’école non plus.

Benoît Mâsse, épidémiologiste à l’Université de Montréal

Mais lorsqu'on va arriver en septembre, il va avoir beaucoup plus d'activités à l’intérieur et toutes les habitudes qu’on va avoir prises cet été avec le déconfinement, à l’intérieur, ça va être différent. Il va falloir revenir à une discipline de garder nos distances et de porter le masque, et ça risque d’être difficile, conclut M. Mâsse.

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Ottawa-Gatineau

Santé publique