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Agnico Eagle installe un laboratoire de détection de la COVID-19 à l’aéroport de Val-d’Or

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Les tests seront analysés dans un laboratoire en six à huit heures.

Photo : Radio-Canada / Melanie Picard

Tous les employés qui s’envoleront vers les opérations d’Agnico Eagle au Nunavut subiront désormais un test de dépistage à la COVID-19 avant de prendre place à bord de l’avion.

Les échantillons sont recueillis à Mirabel et au Centre de transit minier de Val-d’Or, avant d’être analysés dans un laboratoire mobile installé sur le terrain de l’aéroport.

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Laboratoire Agnico Eagle au centre de transit minier de Valdor

Photo : Radio-Canada / Melanie Picard

Les résultats de ces tests seront obtenus dans un délai de six à huit heures, ce qui va considérablement réduire les délais d’isolement pour les travailleurs à leur descente de l’avion.

Un tel laboratoire mobile est en fonction à la mine Méliadine depuis le mois d’avril et quelque 4600 employés y ont été testés à ce jour à leur arrivée sur le site.

Selon Martin Plante, vice-président opérations Nunavut chez Agnico Eagle, la réduction des délais pour obtenir les résultats rendra les opérations encore plus sécuritaires, tant à Méliadine qu’à Meadowbank.

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Laboratoire Agnico Eagle au centre de transit minier de Valdor

Photo : Radio-Canada / Melanie Picard

On a mis plusieurs mesures en place depuis le début de la pandémie et notre but est d’aller encore plus loin pour éviter la propagation du virus, affirme-t-il. Le plus gros défi avec nos sites, c’est qu’on a entre 500 et 1000 employés et plus longtemps on attend pour avoir les résultats, plus complexe devient l’exercice de traçage. Ça simplifie et ça sécurise beaucoup nos opérations.

300 tests par jour

Une fois pleinement opérationnel, le laboratoire mobile de Val-d’Or pourra effectuer jusqu’à 300 analyses par jour. Il utilise le même protocole que celui utilisé par les autorités de la Santé publique au Québec et il permet de détecter la COVID-19 même si une personne est asymptomatique.

Avec une importante capacité d’analyse, Agnico Eagle étudiera la possibilité d’utiliser son laboratoire pour ses opérations en Abitibi-Témiscamingue.

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Agnico Eagle est maintenant équipée pour tester ses employés de la région si cela s'avérait nécessaire.

Photo : Radio-Canada / Melanie Picard

Ça nous offre une flexibilité, souligne Daniel Paré, vice-président pour l’Est du Canada. Le contexte régional est différent parce que nos employés retournent chez eux à chaque soir. On ne prévoit pas tester systématiquement tous nos employés, mais on aura la capacité de le faire quand on va le juger nécessaire, quand on aura un doute, quand quelqu’un présentera des symptômes ou arrivera de l’extérieur.

Agnico Eagle affirme aussi être en contact avec le réseau régional de la santé pour lui offrir d’utiliser sa capacité de testage excédentaire, si le besoin s’en faisait sentir au cours des prochains mois.

Au Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue, on voit d’un bon oeil l’initiative d’Agnico Eagle.

Si un employeur décide de le faire et d’utiliser une offre de service privée, il le peut, rappelle la Dre Omobola Sobanjo. Ce qui va être important, c’est de voir la validation de la qualité de ces tests. Ça peut être une offre de service complémentaire à ce qu’on peut offrir, surtout dans des milieux à risque. Il y a un avantage et une utilité, mais il faut voir la logique et ce que ça donne. Ça demeure un test médical.

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