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Une crise du logement « alarmante » au Québec

Déménagement dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Un nombre record de ménages québécois se retrouvent à la rue au lendemain du 1er juillet, selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Pour l’ensemble de la province, 370 ménages locataires sont toujours à la recherche d’un logement, du jamais vu depuis 2003, selon le regroupement, qui estime que la situation s’aggravera.

Le FRAPRU dénonce la pénurie du logement à prix abordables, mais s’inquiète aussi des répercussions de la crise de la COVID-19.

Chaque fois qu’il y a eu une récession économique, le nombre de ménages locataires était plus nombreux à se trouver en difficultés de paiement [...] On craint vraiment que la situation ne s’envenime avec la situation économique qui risque de suivre la pandémie et la possible deuxième vague, explique la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme.

L’impossibilité de faire des visites au printemps, en raison de la pandémie, explique aussi en partie qu’un plus grand nombre de citoyens qu’à l’habitude se retrouvent à la rue.

Le FRAPRU a réitéré ses demandes d’investissements au gouvernement, réclamant la création de 50 000 logements sociaux ou communautaires pour répondre aux besoins.

Nombres de ménages sans logement 

  • Grand Montréal : 182
  • Sherbrooke :42
  • Québec : 34
  • Laval : 34
  • Longueuil : 23
  • Drummondville : 17
  • Châteauguay : 12
  • Lanaudière Sud : 13

L’Estrie durement touchée

En plus de la grande région de Montréal, Sherbrooke est aussi durement touchée.

La Ville de Sherbrooke dispose d’un programme pour entreposer les meubles et les biens personnels de ses citoyens en difficultés. Sur les 42 familles sans loyer, 26 ont été prises en charge par la Municipalité.

Toutefois, le président de l’Association des locataires de Sherbrooke, Normand Couture, reçoit encore des appels de propriétaires dont les locataires refusent de quitter le logement. Le président anticipe donc une augmentation du nombre de ménages à la rue.

La recherche va être excessivement difficile cette année.

Normand Couture, président de l’Association des locataires de Sherbrooke

Par le passé, l'Association arrivait à reloger tous les ménages en 15 jours. Normand Couture croit qu’il sera impossible de faire la même chose cette année vu le nombre peu élevé de logements sur le marché.

Le ministère se défend

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec, Andrée Laforest, estime toutefois que son gouvernement a quand même répondu à la demande, en relogeant plusieurs centaines de ménages qui avaient présenté des demandes à son ministère.

Le gouvernement Legault reconnaît toutefois être en retard pour la construction de logements sociaux, des retards qu’il attribue en partie au gouvernement précédent. Depuis son entrée au pouvoir, 2800 logements ont été créés ainsi et la construction de 480 logements est prévue pour cet été.

La ministre Andrée Laforest soutient que personne n’est à la rue aujourd’hui et que les personnes en recherche de logement sont hébergées à l’hôtel grâce à des programmes gouvernementaux.

Elle ne croit toutefois pas que la suspension des activités de la Régie du logement pendant quelques mois, en raison de la crise sanitaire, soit en cause dans le nombre plus élevé de ménages sans logement au lendemain du 1er juillet.

Avec les informations de Brigitte Marcoux

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