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Des gens dans un véhicule traversent un point de contrôle et s'apprêtent à traverser une frontière interprovinciale dans l'Atlantique.

On vous explique ce qu'est la bulle atlantique

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

Depuis minuit en ce vendredi 3 juillet, de nombreuses restrictions sont assouplies pour les résidents des quatre provinces de l’Atlantique.

Les exigences d’isolement pendant 14 jours sont levées pour les résidents du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador qui désirent traverser une frontière provinciale pour se rendre dans l’une ou l’autre de ces provinces.

Le reste du Canada, dont le Québec, qui a une frontière commune avec le Nouveau-Brunswick, est pour le moment exclu de ce que l’on appelle la bulle atlantique.

Quelques véhicules attendent dans deux voies près du pont de la Confédération en pleine nuit.

Plusieurs automobilistes faisaient la queue à un point de contrôle à l'Île-du-Prince-Édouard à l'ouverture de la bulle atlantique.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

L’obligation de se placer en quarantaine est maintenue pour les gens qui ne résident pas en Atlantique. Par contre, si ces personnes s’isolent pendant 14 jours en arrivant dans l’une des quatre provinces atlantiques, elles pourront ensuite passer d’une province à l’autre dans la bulle sans devoir s’isoler de nouveau.

Cet allègement des restrictions qui étaient mises en place depuis l’arrivée du coronavirus au Canada en mars dernier ne signifie pas pour autant un retour à une situation normale, comme elle prévalait avant la pandémie.

Un camion lourd passe sous le tableau numérique du pont, qui annonce un point de contrôle de la COVID-19 dans 14 kilomètres.

En raison du coronavirus, l'Île-du-Prince-Édouard a installé le 21 mars un point de contrôle sur le pont de la Confédération.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Au Nouveau-Brunswick, des agents de la paix vont intercepter tout véhicule non commercial à l'entrée de la province. Les passagers devront s'identifier et fournir une preuve de résidence, a indiqué Coreen Enos, porte-parole du ministère de la Sécurité publique.

Un permis de conduire avec photo peut servir à la fois de preuve d'identité et de résidence, dit-elle.

On recommande aux gens voulant visiter le Nouveau-Brunswick de remplir à l'avance un questionnaire en ligne sur le site Internet du gouvernement provincial.

Les adultes arrivant en Nouvelle-Écosse devront présenter une preuve de résidence dans l'une des quatre provinces atlantiques afin d'entrer sans avoir à s'isoler pendant 14 jours.

L'Île-du-Prince-Édouard demandera aux visiteurs de remplir un formulaire avec des détails comprenant une preuve de résidence, des déclarations de santé et les dates d'arrivée et de départ prévues pour chaque personne.

Une voiture rétro passe près d'un homme sur la plage de Crescent Beach, en août 2016.

La plage de Crescent Beach, à Lunenburg en Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Terre-Neuve-et-Labrador requiert une preuve d'identité et de résidence en Atlantique, mais ne questionnera pas les visiteurs sur leur état de santé, explique Tina Newhook, directrice des communications au ministère de la Santé.

À quelques heures de l’ouverture de la bulle, jeudi, on était à pied d’oeuvre aux abords du pont de la Confédération à l'Île-du-Prince-Édouard, par où arriveront les visiteurs et les touristes qui traversent le Nouveau-Brunswick.

De petits chapiteaux blancs et des cônes orange sur la chaussée.

Les préparatifs avant l'entrée en vigueur de la bulle atlantique, le 2 juillet 2020 à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Marine Atlantique, la société d'État qui assure des services de traversiers entre Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse, affirme que 3000 réservations ont été faites au cours des six premiers jours suivant l'annonce de cette bulle atlantique.

Le traversier de Northumberland Ferries entre Wood Islands à l'Île-du-Prince-Édouard et Caribou en Nouvelle-Écosse est aussi en service.

Le service de traversier de Bay Ferries entre Yarmouth en Nouvelle-Écosse et Bar Harbor, dans l’État américain du Maine, est quant à lui annulé pour 2020. La frontière entre le Canada et les États-Unis est d’ailleurs toujours fermée.

Des gens sont assis sur une statue qui reproduit un homard géant.

Le homard géant de Shediac, au Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : The Canadian Press / JONATHAN HAYWARD

Certains habitants, craignant que le virus ne réapparaisse, ont toutefois critiqué cette décision. Par exemple, près de 15 000 personnes ont signé une pétition en ligne demandant à Terre-Neuve-et-Labrador de maintenir ses frontières fermées.

Le ministre du Tourisme de l'Île-du-Prince-Édouard, Matthew McKay, a par ailleurs dénoncé les cas de personnes dont le véhicule porte une plaque d’immatriculation d’une autre province et qui ont dit ces dernières semaines avoir été menacées ou victimes de vandalisme.

Le ministre déclare que des organisations touristiques lui ont confié que des vacanciers ont annulé leur séjour dans la province après avoir eu vent de ces incidents.

M. McKay dit comprendre que certains citoyens aient peur, mais il exhorte les Insulaires à soutenir le secteur du tourisme en ce début de bulle atlantique.

Faible nombre de cas d'infections

C’est la diminution des cas d’infection par le coronavirus qui incité les provinces de l’Atlantique a créer cette bulle.

Après une éclosion survenue à la fin mai dans la région du Restigouche, le Nouveau-Brunswick ne comptait jeudi plus que trois cas actifs de COVID-19.

La Nouvelle-Écosse dénombrait aussi trois cas actifs, tous dépistés cette semaine.

Il n’existe plus de cas actif connu à Terre-Neuve-et-Labrador et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Le coronavirus a fait 63 morts en Nouvelle-Écosse, trois au Nouveau-Brunswick et trois à Terre-Neuve-et-Labrador.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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