•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Non, une femme de 19 ans n'est pas tombée malade après avoir porté un masque

Rien n'indique que l'histoire a eu lieu.

C'est une publication Facebook truffée de fautes.

Capture d'écran du message qui circule depuis la mi-juin.

Photo :  Capture d’écran - Facebook

Selon une publication virale sur Facebook, une jeune femme de 19 ans serait tombée malade après avoir été contrainte de porter un masque au travail. Or, non seulement le message en question est une traduction d'une publication démentie aux États-Unis, mais aucune preuve médicale ne permet de croire que le port du masque puisse causer de tels problèmes de santé.

Le DANGER DE PORTER UN MASQUE: jeune fille de 19 ans tombe malade et se retrouve aux urgences !!! A DÉVELOPPÉ UNE PLEURÉSIE PARCE QU'ELLE PORTAIT UN MASQUE 5-6 HEURES PAR JOURS TOUTE LA JOURNÉE - ELLE POURRAIT EN MOURIR!

Ainsi débute une publication Facebook partagée plus de 1100 fois depuis le 14 juin. L'histoire a ensuite été reprise plusieurs fois par d'autres pages Facebook, qui ont généré à leur tour des milliers de partages. Un lecteur des Décrypteurs nous a aussi signalé que le message circulait par courriel.

La publication en question attribue les propos au témoignage d'une dame qui serait la mère de la femme en question. La dame explique que sa fille de 19 ans doit porter un masque toute la journée, puisqu'elle travaille dans un supermarché. Se sentant malade, celle-ci serait allée à l'urgence et y aurait subi des examens, au terme desquels on lui a donné un diagnostic de pleurésie, soit une inflammation des poumons qui peut être causée par une infection.

Ils lui disent en gros : c'est parce qu'elle porte un masque plus de 8 heures par jour [et qu'elle] respire dans ses propres bactéries. Le dioxyde de carbone a causé une infection, aurait témoigné la dame.

Vous avez vu une publication circuler et vous voulez que les Décrypteurs la vérifient?

Envoyez-nous un courriel (Nouvelle fenêtre).

Vous pouvez aussi rejoindre le groupe Facebook des Décrypteurs (Nouvelle fenêtre) ou nous suivre sur Twitter (Nouvelle fenêtre).

Remarquez qu'il manque plusieurs informations dans cette publication, ce qui mine sa crédibilité. Où l'événement a-t-il eu lieu? À quel hôpital est allée la jeune femme? Où travaillait-elle? Quand les faits se sont-ils produits? Ce sont tous des éléments qui pourraient valider les faits allégués.

Remarquez aussi que le français dans la publication est approximatif. C'est parce que le texte est une traduction mot pour mot d'une autre publication virale qui avait circulé aux États-Unis en mai.

Les deux textes sont identiques, mais dans des langues différentes.

À gauche, le message qui circule en français au Canada. À droite, le même message identique, mais en anglais, qui circulait en mai aux États-Unis.

Photo :  Capture d’écran - Facebook

Selon le site de vitrification Health Feedback, on a attribué ce témoignage à pas moins de quatre personnes différentes (Nouvelle fenêtre) dans diverses publications. Le site fait remarquer qu'aucune histoire vérifiée ne permet de corroborer les faits allégués.

De toute façon, il est pratiquement impossible que l'histoire en question ait eu lieu. Comme les Décrypteurs le mentionnaient en mai, les supposés dangers de porter le masque se sont révélés faux. Il n'existe aucune indication médicale (Nouvelle fenêtre) que le port du masque puisse causer des infections, comme l'ont fait remarquer (Nouvelle fenêtre) de nombreux médecins.

D'ailleurs, des professionnels de la santé portent des masques quotidiennement depuis des décennies sans en subir de conséquences néfastes. C'est sans mentionner les habitants de certains pays asiatiques qui le portent régulièrement aussi.

De plus, l'augmentation marquée du port du masque partout au monde depuis le début de la pandémie n'a pas donné lieu à une augmentation de signalements de problèmes de santé liés au port du masque, mis à part, bien sûr, les publications fausses ou exagérées qui pullulent sur les réseaux sociaux.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Fausses nouvelles

Santé