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Les conditions de vie dans les prisons durement critiquées par l’ombudsman de l’Ontario

La façade de la prison presque centenaire de Thunder Bay en Ontario.

L'ombudsman déplore des conditions «atroces» dans les prisons de l'Ontario.

Photo : CBC/Nicole Ireland

Radio-Canada

L’ombudsman Paul Dubé affirme avoir reçu plus de 6000 plaintes de détenus au sujet des conditions de vie dans les prisons de la province, un record.

L’ombudsman a ajouté que les conditions dans certains établissements correctionnels de la province l'ont ébranlé.

Le rapport de l’Ombudsman présenté mardi dénombre les problèmes de surpopulation, les mauvaises conditions de vie et le manque d'accès des détenus aux soins médicaux dans les prisons provinciales.

Il indique que dans certains établissements, notamment les prisons de Thunder Bay et de Kenora, son équipe a observé des conditions qu'il qualifie de dérangeantes et d’épouvantables.

Le rapport note que dans certaines prisons, trois ou quatre détenus étaient logés dans des cellules conçues pour deux et que des détenus étaient logés dans des zones non prévues pour accueillir des détenus.

C'est déchirant de voir les conditions dans lesquelles vivent ces détenus, explique M. Dubé. J'ai été secoué par ma visite à la prison de Thunder Bay.

Le décès d'un détenu au début du mois de juin à la prison de Thunder Bay avait suscité de nombreuses réactions.

Le syndicat des gardiens de la prison de Thunder Bay a demandé la construction d'un centre temporaire de détention.

Le député provincial Sol Mamakwa et le grand chef de la Nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler, ont demandé la fermeture de la prison.

Neuf détenus sont morts à la prison de Thunder Bay depuis 2002.

Le nombre de plaintes au cours de la dernière année constitue un record pour le bureau de l'Ombudsman.

M. Dubé et des membres de son équipe se sont rendus à plusieurs reprises dans les établissements correctionnels pour mener une enquête.

Dans certaines parties des prisons de Thunder Bay et de Kenora, le rapport dénote que certains détenus n'ont pas eu un accès direct aux toilettes et que le personnel a limité de nombreuses fois leur accès au reste de la prison pour une durée prolongée.

Ces interdictions ont limité l'accès des détenus aux programmes de formation, à l'air frais et à l'eau courante.

Des conditions atroces

M. Dubé affirme que ces conditions minent autant le moral des détenus que du personnel des prisons.

Lorsque la direction et les détenus réclament tous deux de meilleures conditions de vie pour les détenus, vous savez qu'il y a un grave problème et que celles-ci sont tout simplement atroces, affirme-t-il.

Le rapport indique que le bureau a reçu plus de 2400 plaintes de détenus liées à la santé, qui ont généralement porté sur l'accès aux médecins, aux médicaments et aux retards dans les traitements.

Le bureau de M. Dubé affirme être intervenu une fois lorsqu'un détenu s'est plaint d'avoir été emprisonné pendant six semaines sans avoir vu un médecin.

Il a entendu dire que les demandes de visites médicales avaient été reportées à plusieurs reprises pour des raisons de sécurité, mais que celles-ci avaient finalement été organisées après une discussion avec le bureau de l'Ombudsman.

Le bureau de la solliciteure générale Sylvia Jones n’a pas fait de commentaire à ce sujet.

Avec les informations de CBC

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