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Une grue sur un site minier.

Le gouvernement du Nunavut annonce un cas présumé de COVID-19 sur le site de la mine Mary River, sur l'île de Baffin.

Photo : Baffinland

Le gouvernement du Nunavut annonce un cas présumé de COVID-19 près de Pond Inlet, dans l’est du territoire.

Le cas présumé se trouve sur le site de la mine de fer Mary River, exploitée par l’entreprise Baffinland, qui est située à 176 kilomètres au sud-ouest de la communauté de Pond Inlet, sur l'île de Baffin.

La personne se trouve en isolement et se porte bien, selon le médecin hygiéniste en chef du territoire, Michael Patterson.

Le gouvernement territorial affirme qu’il s’agit d’un cas isolé et qu’aucun résident du Nunavut n’a travaillé sur le site minier depuis le mois de mars.

La personne dont le test de dépistage a donné un résultat positif est arrivée récemment au territoire pour travailler et elle a été testée à deux reprises sur le site minier, a-t-il fait savoir, en point de presse.

Les autorités sanitaires attendent cependant de recevoir le résultat d’analyse d’un laboratoire ontarien avant de confirmer qu’il s’agit bel et bien d’un cas de COVID-19.

Nous ne pourrons pas le considérer comme [un cas] confirmé tant qu’il n’aura pas été testé dans un laboratoire de la santé publique dans le Sud , a poursuivi le Dr Patterson, en précisant qu’il s’attendait à recevoir le résultat en début de semaine prochaine.

Protocoles d’urgence déployés à la mine

Selon les autorités sanitaires, l’entreprise minière Baffinland a mis en place ses protocoles d’urgence liés à la COVID-19.

Elle dispose aussi d’une équipe médicale composée notamment d’ambulanciers paramédicaux qui ont reçu une formation en recherche de contacts.

Nous travaillons en collaboration avec Baffinland pour nous assurer qu’ils ont le soutien dont ils ont besoin.

George Hickes, ministre de la Santé du Nunavut
Le ministre de la Santé du Nunavut

Le ministre de la Santé du Nunavut, George Hickes, affirme que les risques de transmission au sein de la population sont minimes

Photo : CBC / Beth Brown

Puisque les employés de la mine sont considérés comme des travailleurs essentiels, ils ne sont pas tenus d’effectuer une quarantaine obligatoire avant d’entrer au territoire. Selon les autorités, ils sont cependant testés à leur arrivée à la mine, en plus de n’avoir aucun contact avec des résidents de Pond Inlet.

Une douzaine de personnes susceptibles d’avoir été en contact avec le cas présumé ont toutefois été placées en quarantaine.

Le gouvernement affirme que la minière peut poursuivre ses opérations, puisque les risques de transmission sont minimes.

Il indique que ce cas présumé n’affectera ni les mesures sanitaires en vigueur ni le plan de déconfinement et que les déplacements entre le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest sont maintenus.

Les autorités sanitaires demandent par ailleurs aux résidents du territoire de ne pas se rendre en personne dans un centre de santé.

Le Nunavut, dernier épargné par la COVID-19

Parmi les provinces et territoires du pays, le Nunavut était jusqu’à présent le seul épargné par la COVID-19.

Le 30 avril, le gouvernement du Nunavut a annoncé un premier cas, qui s’est plus tard avéré être un faux positif.

Le territoire dispose de deux technologies de diagnostic GeneXpert, installées à Iqaluit et à Rankin Inlet. Or, en cas de COVID-19, les autorités ont plusieurs fois rappelé qu’elles continueraient d’envoyer les tests dans le Sud pour contre-vérifier leurs résultats.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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