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Opérations : pour rattraper le retard accumulé, le Manitoba se tourne vers le privé

Une hygiéniste dentaire fait l'évaluation d'une patiente.

« Nous sommes à la recherche de solutions novatrices pour combler le retard de chirurgies créé par la pandémie », a indiqué le ministre de la Santé.

Photo : iStock / Antonio Guillem

Le gouvernement du Manitoba a lancé jeudi une demande de propositions auprès des établissements sanitaires privés et publics qui peuvent offrir des opérations chirurgicales non urgentes.

Cette démarche permettra à la province d’offrir les soins nécessaires aux personnes dont les opérations ont été reportées en raison de la COVID-19 tout en respectant les mesures mises en place pour faire face à une éventuelle seconde vague du coronavirus, soutient le ministre de la Santé, Cameron Friesen.

Nous sommes à la recherche de solutions novatrices pour combler le retard des opérations chirurgicales créé par la pandémie et nous croyons que cette approche fournira aux gens les soins dont ils ont besoin, aussi rapidement et efficacement que possible, dit-il.

La plupart des opérations non urgentes avaient été arrêtées au mois de mars pour s’assurer que le système de santé ait assez de matériel, de personnel et de flexibilité pour répondre à la pandémie.

En date du 10 juin, environ 5500 personnes dont les opérations avaient été reportées étaient en attente, selon Cameron Friesen.

Selon le chef du Parti libéral, Dougald Lamont, les retards accumulés dans les opérations non urgentes ne sont pas entièrement attribuables à la pandémie.

Il affirme que le système de santé présente de nombreuses failles et que les hôpitaux ont du mal à offrir des soins dans les délais depuis des années.

Plan serré sur un homme à lunettes

Dougald Lamont, chef du Parti libéral du Manitoba

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Le gouvernement conservateur de Brian Pallister tout comme les néo-démocrates avant eux, tente de gérer les coûts en forçant la population à attendre à l’agonie pendant des semaines, des mois ou des années pour obtenir une arthroplastie de la hanche, du genou ou une opération de la cataracte.

Pour résoudre ce problème, il pense qu’il faut investir plus d’argent dans la santé.

Inquiétudes sur une privatisation du système de santé

De son côté, la Coalition manitobaine de la santé dit craindre que cette approche du gouvernement ne soit une porte ouverte à la privatisation du système de la santé.

Dans un communiqué publié jeudi après-midi, l'organisme soutient ceci : Le ministre n'a pas été en mesure de fournir des preuves démontrant la nécessité de lancer cette demande de propositions.

Nous craignons qu'à un moment où nous avons besoin de professionnels de la santé pour rattraper le retard dans les interventions chirurgicales, cette décision […] ne vienne plutôt mettre encore plus de pression sur notre système de santé publique, peut-on lire dans le communiqué.

M. Friesen, de son côté, assure qu’il ne s’agit pas d’une privatisation du système de la santé.

Le gouvernement travaille déjà avec un certain nombre d’établissements privés qui offrent des opérations de la cataracte et d’autres procédures chirurgicales et diagnostiques, dit-il.

La demande de propositions concerne entre autres les chirurgies dentaires pédiatriques, les chirurgies ophtalmologiques et les chirurgies urologiques ambulatoires.

Un homme à une table avec un micro, et des drapeaux de la province du Manitoba derrière lui.

Le ministre manitobain de la Santé, des Aînés et de la Vie active, Cameron Friesen.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Les prestataires intéressés doivent fournir à la province un plan stratégique qui garantit le respect de toutes les exigences législatives, réglementaires et normatives requises.

De plus, ils doivent être capables d’offrir ces interventions à compter du 1er août.

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