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Attention de ne pas confondre les symptômes des allergies et ceux de la COVID-19

Une femme souffre d'une allergie.

Trois saisons d'allergies existent au Québec. Nous sommes présentement dans la saison des allergies aux graminées (archives).

Photo : iStock

Même s'ils peuvent se ressembler, il ne faut pas confondre les symptômes de la COVID-19 et ceux des allergies saisonnières.

Les symptômes des allergies ne s’apparentent pas à ceux de la COVID-19, précise Jean-Nicolas Boursiquot, allergologue au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec.

Les patients atteints d’allergies saisonnières vont rapporter de la congestion nasale et des écoulements, mais ils n’auront pas réellement de fièvre et ne verront pas de changement dans leur état général, explique-t-il.

À l’inverse, les patients qui souffrent de la COVID-19 se plaindront plutôt de difficultés respiratoires et il y aura présence de fièvre, rappelle le Dr Boursiquot.

L’allergologue indique que les symptômes d’allergies saisonnières sont de nature récurrente et les patients qui en souffrent y sont forcément habitués. Ils peuvent ainsi reconnaître facilement leurs symptômes et les différencier.

Un tableau comparatif entre les symptômes des allergies saisonnières et ceux de la COVID-19. COVID-19 : toux sèche, fièvre, difficulté respiratoire et perte soudaine de l'odorat sans congestion nasale. Allergies saisonnières : éternuements, yeux et/ou nez qui piquent, nez qui coule avec sécrétion claire. Source : MSSS.

Au Québec, environ 25 % de la population souffre d'allergies saisonnières, selon le Dr Boursiquot.

Photo : Radio-Canada

Pour les parents inquiets dont les enfants fréquentent les services de garde, le Dr Boursiquot recommande d’observer les signes de fièvre avant d'aller les reconduire.

L’écoulement nasal n’est pas un symptôme très fréquent de la COVID-19. Par contre, si la température de l’enfant est élevée, il faut retirer l’enfant du CPE, dit-il. Même si ce n’est pas le coronavirus, ça peut être une autre infection qui peut être transmise aux autres enfants. C’est un marqueur assez sécuritaire pour distinguer ceux en infection active de ceux qui pourraient présenter des allergies saisonnières, affirme le Dr Jean-Nicolas Boursiquot.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), quant à lui, suggère aux parents dont les enfants manifestent des symptômes d’allergies d’obtenir, au besoin, un diagnostic médical qui confirme les allergies de leur enfant et de l’inscrire à son dossier en garderie.

Prévenir les symptômes

Le médecin spécialiste des allergies mentionne aussi que les personnes qui souffrent d’allergies saisonnières ne risquent pas davantage de contracter le virus ou encore de présenter des symptômes aggravés par leurs allergies. On ne devrait pas s’inquiéter si on respecte une certaine distanciation, rassure-t-il.

Une branche avec du pollen dans les airs.

La saison des allergies saisonnières incommode une personne sur quatre au Québec (archives).

Photo : iStock

Tous ceux qui présentent des symptômes d’allergies doivent cependant faire attention lorsqu’ils éternuent ou se mouchent, par exemple. Imaginez quelqu’un de malchanceux qui cumule à la fois l’allergie saisonnière et également le coronavirus... le fait d’éternuer ou de cracher pourrait propager davantage le virus, affirme le Dr Boursiquot.

Le port du masque, lorsqu'on a des allergies, va prendre ici toute sa signification.

Le Dr Jean-Nicolas Boursiquot, allergologue au CHU de Québec

Le médecin spécialiste recommande fortement de garder ses distances et de se laver les mains fréquemment.

De plus, lors des beaux jours d’été, le taux de pollen est plus élevé dans l’environnement, indique-t-il.

Après une journée de pluie, la pluie adhère sur les grains de pollen qui deviennent plus lourds et tombent finalement par terre. Il y alors moins de chance de les respirer, explique l'allergologue. Ainsi, lorsque les précipitations se font rares, cela peut expliquer l’apparition de symptômes plus sévères chez certains.

Un problème de santé fréquent

À l’échelle provinciale, une personne sur quatre souffre d’allergies saisonnières. Au Québec, on compte trois grandes saisons d’allergies.

Au printemps, les Québécois présentent des symptômes d’allergies reliées au pollen des arbres, notamment au bouleau.

En période estivale, les allergies aux graminées font leur apparition, soit des allergies au foin, à la pelouse ou au gazon. À une autre époque, ces allergies étaient connues sous le nom de rhume des foins.

La verge d'or, une des plantes mellifères les plus communes en Amérique du Nord.

La verge d'or, une des plantes mellifères les plus communes en Amérique du Nord (archives).

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Autour de septembre et octobre, les allergies aux mauvaises herbes se montrent le bout du nez. Par exemple, dans les régions situées près du fleuve, des personnes peuvent souffrir d’allergies en raison de la présence de la verge d’or ou encore de l’armoise.

L’allergologue Jean-Nicolas Boursiquot recommande de fermer ses fenêtres pour empêcher le pollen d’entrer et suggère également d’éviter de sécher les vêtements sur la corde à linge, puisque le pollen se colle aux tissus.

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