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Boeing ukrainien abattu : une entente pour négocier des indemnités avec Téhéran

Des membres de l'équipe de secours cherchent dans les débris de l'avion.

L'écrasement d'un avion près de Téhéran, en janvier, a coûté la vie aux 176 personnes qui se trouvaient à bord de l'appareil, dont 63 Canadiens.

Photo : Associated Press / Ebrahim Noroozi

Radio-Canada

Les cinq pays qui ont des victimes du vol PS752, abattu par erreur par un missile iranien en janvier, dont le Canada, ont conclu une entente de principe qui leur permettra de négocier avec l'Iran des indemnités pour les familles.

Le bureau du ministre canadien des Affaires étrangères François-Philippe Champagne a confirmé l'information, d'abord rendue publique par la ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde.

Nous avons signé un accord de principe selon lequel nous allons négocier avec l'Iran les indemnisations aux proches des victimes, a dit la ministre suédoise.

Plus tôt dans la journée, des informations laissaient croire que Téhéran avait déjà signé l'entente, mais le gouvernement du Canada confirme que l'Iran n'a pas encore signé d'accord qui permettrait d'obtenir des indemnités pour les familles des victimes.

Le groupe de travail qui a conclu l'entente de principe a désigné l'Ukraine pour représenter les cinq pays lors des négociations avec l'Iran.

Les 176 victimes étaient principalement des Irano-Canadiens, mais également 17 Suédois, 11 Ukrainiens ainsi que des Afghans et des Britanniques.

Le gouvernement du Canada demeure optimiste, mais prudent, puisqu'il reste encore beaucoup d'étapes avant d'arriver à une entente pour l'indemnisation des victimes.

Toutefois, Ottawa croit que la pression internationale aura un effet sur le gouvernement iranien. Le gouvernement iranien a déjà entrouvert la porte à verser des indemnités.

De son côté, la ministre Ann Linde a déclaré qu'il n'y a aucun doute sur le fait que Téhéran va payer, même si le montant exact doit encore faire l'objet de discussions.

Il n'y a eu aucune confirmation immédiate du côté iranien.

Optimisme prudent

Dans une lettre rédigée par Affaires mondiales Canada à l’intention des proches des victimes, dont Radio-Canada a obtenu copie, on peut lire : Ces négociations d'État à État n'affectent pas votre droit de demander une indemnisation aux compagnies aériennes concernées en vertu des traités internationaux sur l'aviation civile applicables.

Cependant, il est important de savoir que si les négociations aboutissent, cela pourrait vous empêcher de déposer une réclamation individuelle contre le gouvernement iranien qui pourrait être couverte par un accord de règlement, précise Affaires mondiales Canada.

Par ailleurs, la communauté irano-canadienne accueille cette annonce avec un optimisme prudent.

Mehdi Mahdavi, président de la Société des arts et de la culture iranienne à Ottawa, soutient cependant que le gouvernement iranien a utilisé des tactiques dilatoires pour gagner du temps dans le passé.

J'espère que le régime de Téhéran n'essaie pas de jouer à un jeu cruel et qu'il a vraiment l'intention d'indemniser les victimes.

Mehdi Mahdavi, président de la Société des arts et de la culture iranienne

La semaine dernière, Téhéran annonçait qu'il allait confier les boîtes noires de l'appareil au Bureau d'enquête de la France, après les avoir conservées à compter de l'écrasement en janvier.

Les forces armées iraniennes avaient reconnu le 11 janvier avoir abattu par erreur trois jours plus tôt l'appareil qui venait de décoller de Téhéran à destination de Kiev.

Avec les informations de Christian Noël

Avec les informations de Agence France-Presse

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