•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Port du masque : les chauffeurs d'autobus de Québec ne joueront pas à la police

Le reportage de Marc-Antoine Lavoie

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Il sera difficile pour les chauffeurs du RTC d'appliquer la règle du port du masque obligatoire dans les autobus de Québec à compter du 13 juillet, admet Rémy Normand.

Le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC) est d'avis que tous les usagers des transports en commun devraient porter un masque à l'ère de la COVID-19 , mais il affirme que rien dans le récent décret sanitaire de François Legault n’autorise pour l’instant les chauffeurs à obliger leurs clients à porter un masque.

La difficulté va être dans l'applicabilité. Toutes les sociétés de transport se parlent présentement pour savoir comment on va faire pour appliquer ça, étant donné que le gouvernement nous a un peu mis le fardeau du contrôle sur les épaules, a déclaré Rémy Normand jeudi matin lors de l’inauguration du nouveau terminus et Parc-O-Bus de la Faune, dans le secteur de Charlesbourg.

Il y a personne d'autre qui est habilité en ce moment au Québec, sauf erreur, que les policiers pour appliquer les conditions du décret sanitaire.

Rémy Normand, président du Réseau de transport de la Capitale (RTC)

Obligatoire dès le 13 juillet

Le premier ministre François Legault a annoncé mardi que tous les usagers de 12 ans et plus des transports en commun du Québec devront porter un couvre-visage à compter du 13 juillet.

Une période de grâce de 14 jours sera accordée aux contrevenants, après quoi ils ne pourront plus monter à bord de tous les véhicules de transport en commun du Québec. Aucune amende n'est prévue pour le moment.

Nos règlements actuellement ne nous permettent pas [d'exiger le port du masque] et le décret sanitaire ne nous le permet pas non plus et il n'y a pas d"amende. Tu appliques ça comment?

Je pense que c'est une obligation qui est plus à l'individu qu'aux sociétés de transport. Ça nous appartient comme individu de nous conformer à ça.

Rémy Normand, président du Réseau de transport de la Capitale (RTC)
Rémy Normand, lors d'une mêlée de presse.

Rémy Normand, lors d'une mêlée de presse

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Des ressources supplémentaires?

Le président du RTC attend d’avoir le décret entre les mains afin de pouvoir l’analyser.

Est-ce qu’il va falloir engager des ressources supplémentaires? C’est ce qu’on va voir, se questionne M. Normand. Si ça nécessite des ressources additionnelles, quelles vont être la nature de ces ressources, quels genres d'individus on peut habiliter avec nos règlements.

Rémy Normand se réjouit par ailleurs que le fédéral ait réitéré son appui au projet de tramway de Québec malgré le retrait du trambus.

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique municipale

Politique