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COVID-19 : lancement retardé de l'application de traçage fédérale

Le gouvernement de François Legault a des questions concernant la cybersécurité.

Une femme manipule un téléphone intelligent avec une application de traçage de la COVID-19 à l'écran.

L'application mobile de traçage des cas de coronavirus devait être lancée jeudi en Ontario.

Photo : Getty Images / Dirk Waem

Radio-Canada

Le lancement de l'application fédérale de traçage des cas de coronavirus, qui devait avoir lieu jeudi, est retardé jusqu'à nouvel ordre, entre autres à cause des craintes du Québec.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau avait présenté l'application pour téléphones intelligents le mois dernier, plaidant auprès des Canadiens de la télécharger pour freiner la propagation de la COVID-19.

L'application appelée « COVID Alerte » devait être lancée en premier lieu en Ontario, jeudi, et être rendue disponible ailleurs au pays plus tard cet été.

Toutefois, l'attachée de presse de la ministre ontarienne de la Santé, Christine Elliott, confirme que le lancement est reporté, sans donner de nouvel échéancier.

Nous continuons de travailler avec nos partenaires fédéraux au lancement de COVID Alerte et, même si nous prévoyons que [l'application] sera lancée sous peu, elle ne sera pas disponible aujourd'hui.

Alexandra Hilkene, porte-parole de la ministre ontarienne de la Santé

Le Québec a des questions

Questionné à ce sujet lors de son point de presse quotidien jeudi après-midi, le premier ministre Doug Ford a assuré que l’Ontario était prêt à aller de l’avant avec l’application. Ce n’est pas retardé de notre côté, a-t-il précisé.

Il a expliqué que d'autres provinces, y compris le Québec, n'avaient pas donné leur feu vert.

Québec dit avoir des questions quant à la cybersécurité et s'inquiète pour la protection des renseignements personnels.

Le commissaire à la protection de la vie privée du Canada n'a pas encore fourni de recommandations à ce sujet à Ottawa. Il dit attendre des renseignements supplémentaires de la part du gouvernement Trudeau.

Pour sa part, le Bureau du commissaire à l'information et à la protection de la vie privée de l'Ontario indique que les discussions se poursuivent pour s'assurer que les renseignements personnels sont bien protégés.

Des observateurs dénoncent un manque de transparence dans le dossier. Le microbiologiste Neil Rau d'Oakville soutient que l'efficacité des applications de traçage n’a pas encore été démontrée. Pour lui, c'est un « gaspillage de ressources ».

Pour faciliter le suivi des cas

L'application a été développée par le Service numérique canadien en collaboration avec le gouvernement de l'Ontario ainsi que les compagnies Shopify et BlackBerry.

Le téléchargement de l'application n'est pas obligatoire. Toutefois, les gouvernements fédéral et ontarien ont fait valoir que son efficacité augmentait si un grand nombre de personnes en étaient munies.

L'application envoie une notification à son utilisateur s'il passe près d'une personne qui a été infectée, l'invitant à subir un test de dépistage.

Le premier ministre Trudeau a assuré que le commissaire à la protection de la vie privée avait été associé à son développement et que les renseignements personnels des utilisateurs ne seraient pas partagés.

L'application utilise la technologie Bluetooth pour détecter les appareils mobiles à proximité et leur partager des codes de manière anonyme.

L'Ontario a recensé jeudi 153 nouveaux cas de COVID-19. Un peu plus de 24 300 tests de dépistage ont été complétés dans la province au cours des 24 dernières heures.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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