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De l'espoir pour les étudiants de la Réunion qui veulent étudier au Québec

Le département français outre-mer de la Réunion

Photo : Thibault Depuille

Les espoirs sont à nouveau permis pour les étudiants de l'île de la Réunion inscrits dans les cégeps du Québec. Après avoir dû abandonner leurs projets d'études en raison de la pandémie, certains pourront finalement les réaliser dès cet automne.

Leur rêve est accessible à nouveau, mais ils devront surmonter de nombreux obstacles s’ils veulent étudier au Québec.

Je pourrais partir cette année. Du coup, je suis soulagé, exprime Thibault Depuille, qui espère venir étudier en techniques de design d’intérieur au Cégep de Rivière-du-Loup.

Des solutions ont été trouvées pour lui, mais aussi pour les 160 participants au programme.

J’étais content et je me suis dit : “Bon, ben et voilà!” Ils ont proposé des solutions et je vais pouvoir partir cette année.

Le jeune de 20 ans rêve de venir au Québec.

Thibault Depuille veut sauter dans l’aventure québécoise. « Il faut que je fasse quelque chose. Je ne peux pas me permettre de rester un an à la maison à ne rien faire. »

Photo : Thibault Depuille

L'aventure ne sera pas simple

Pour entrer au Canada, les étudiants de la Réunion devront cependant fournir des données biométriques qui ne peuvent être prises qu’en France, soit à 11 heures de vol de chez eux.

En quoi consistent les données biométriques?

Selon Immigration Canada, la prise de données biométriques consiste à prendre des empreintes et une photo, afin de confirmer une identité. Ces données compliquent la tâche des fraudeurs qui voudraient s'approprier une identité.

Le billet d’avion est aux frais des participants, qui devront aussi se mettre en quarantaine après avoir fait le voyage.

Les étudiants devront aussi pouvoir passer à la frontière canadienne, mais ignorent pour l'instant si elle sera réellement ouverte au début des classes.

Ce n'est qu'une fois tous ces obstacles franchis qu'ils pourront aller dans l'un des 18 cégeps qui participent au programme, explique le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay.

Les étudiants et les étudiantes de l’île de la Réunion viennent compléter des cohortes de Québécois et Québécoises, donc de perdre ces étudiants-là, même temporairement, ça avait vraiment un impact pour plusieurs cégeps.

Il ne faut pas se le cacher, pour certains cégeps, c’est un enjeu aussi de vitalité par rapport à certains programmes.

Bernard Tremblay, PDG, Fédération des cégeps
L'enseigne de l'établissement derrière des fleurs.

L'entente entre la Fédération des cégeps et l'île de la Réunion existe depuis plus de 10 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

L'entente conclue avec la Réunion prévoit que le cégep d’accueil traitera chacun des dossiers au cas par cas.

Pas question d’arriver en groupe comme cela se faisait auparavant.

Les étudiants pourront entreprendre leurs études à la session d'automne 2020, d'hiver 2021 ou encore l'automne suivant. Le téléenseignement est aussi accepté.

Il n'a cependant pas été simple de mettre en place toutes ces solutions, dit M. Tremblay, qui explique que les enjeux financiers sont importants.

Il y a aussi un élément de risque, entre autres pour le gouvernement de l’île de la Réunion. [Il doit] accepter que son programme soit organisé différemment, alors qu’il y a des enjeux [en ce qui a trait] au transport aérien dans le contexte qu’on connaît.

Le directeur général du Cégep de Matane, Pierre Bédard.

Le directeur général du Cégep de Matane, Pierre Bédard

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Les règles du Cégep de Matane

Toutefois, les embûches ne s’arrêtent pas là. Les cégeps d’accueil ont aussi leur mot à dire.

Par exemple, le Cégep de Matane, où une dizaine d’étudiants sont inscrits, a établi ses limites.

Déjà, le téléenseignement est exclu, précise le directeur général Pierre Bédard. Le décalage horaire de huit heures entre les deux pays est trop important. Nous, ce qu’on veut favoriser, c’est la réussite et l’intégration de ces étudiants-là.

Il ajoute que la rentrée scolaire à la session d’hiver est aussi à oublier : C’est complexe, les programmes ne sont pas toujours adaptés pour une rentrée à l’hiver.

Il faudra donc que les étudiants arrivent à l’automne 2020 ou 2021.

À l’automne 2020, il faut absolument que le jeune soit ici avant le 30 août pour pouvoir bien s’intégrer et qu’il ne soit pas en retard par rapport au programme d’études.

Pierre Bédard, DG, Cégep de Matane

Les cégeps de la province accueillent, bon an mal an, 4500 étudiants étrangers.

La pandémie compliquera la rentrée scolaire pour la majorité d'entre eux.

Établissements qui participent au programme

  • Cégep de Baie-Comeau
  • Cégep de Sept-Îles
  • Cégep de la Gaspésie et des Îles
  • École des pêches et de l’aquaculture du Québec, à Grande-Rivière
  • Cégep de Matane
  • Cégep de Rimouski
  • Institut maritime du Québec à Rimouski
  • Cégep de Jonquière
  • Cégep de La Pocatière
  • Cégep de Rivière-du-Loup
  • Cégep de Saint-Félicien
  • Cégep de Shawinigan
  • Cégep de Thetford
  • Cégep de Trois-Rivières
  • Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue
  • Collège d’Alma
  • Cégep Beauce-Appalaches
  • Cégep de Chicoutimi

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