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Pascan pourrait bonifier son offre pour remédier au départ d’Air Canada

Un avion derrière un grillage.

Air Canada a annoncé mardi la fermeture de trois comptoirs régionaux dans l'Est-du-Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Le transporteur Pascan Aviation, qui offre déjà plusieurs liaisons régionales, se dit ouvert à bonifier son offre en région afin de remédier au retrait d'Air Canada.

Deux jours après l’annonce de la fermeture de 8 escales et de la suspension de 30 liaisons régionales, des discussions en ce sens sont déjà en cours, notamment avec l'Union des municipalités du Québec (UMQ), a affirmé le copropriétaire et vice-président de Pascan Aviation, Yani Gagnon.

On a la capacité, les avions, on a l'équipage qualifié, la connaissance du territoire et l'expertise pour mettre en place rapidement [...] un réseau qui va adresser la problématique du retrait d'Air Canada.

Yani Gagnon, copropriétaire et vice-président de Pascan Aviation

En entrevue à Bon pied, bonne heure, M. Gagnon a affirmé que son entreprise desservait déjà une grande partie des régions touchées et a ajouté qu’il était en mesure d’instaurer des solutions de rechange en dedans de quelques jours.

Il précise que Pascan est en train de renouveler sa flotte d’avions et disposera bientôt de plusieurs appareils pouvant accueillir jusqu'à 34 passagers (contrairement à 19 actuellement).

On pense que c’est le bon type d’appareil pour adresser le défi du transport aérien régional au Québec, dit-il.

Un homme en complet-veston se tient devant des avions dans un hangar.

Le vice-président de Pascan Aviation, Yani Gagnon (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Départ d'Air Canada : une occasion à saisir pour les régions?

Par ailleurs, M. Gagnon souligne que la crise actuelle est l'occasion de se doter d'une vision commune du transport aérien régional, tout en précisant que son entreprise ne se lancera pas dans cette aventure sans filet.

Il croit que les élus ont un rôle à jouer, notamment pour déterminer les besoins propres à leurs territoires.

De son côté, le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, estime que c'est peut-être l'élément déclencheur qu'il nous manquait pour convaincre le gouvernement de changer le système.

Depuis longtemps, les prix et le manque de concurrence du transport aérien régional sont critiqués. [Si les régions] veulent assurer leur avenir, elles vont devoir compter sur elles et non pas sur de grosses entreprises de l'extérieur, explique pour sa part l'expert en tourisme régional et propriétaire de PAR conseils et stratégies pour l'avenir des régions, Jean-Michel Perron.

Selon lui, le retrait d'Air Canada est un électrochoc qui va être bénéfique pour les régions. Il considère que c'est l'occasion de se douter de véritables outils pour améliorer l'accessibilité au transport aérien.

L'erreur qu'il faut éviter, c'est d'essayer de convaincre, via les gouvernements fédéral et provincial, d'investir des millions de dollars pour essayer de changer la décision d'Air Canada.

Jean-Michel Perron, propriétaire de PAR conseil et stratégies pour l'avenir des régions

Il cite en exemple AirCreebec, une entreprise située dans le Nord-du-Québec, qui offre des liaisons régionales depuis 1982, et dont la communauté crie est propriétaire.

Réjean Porlier croit aussi qu'il faut changer les façons de faire. Les aéroports doivent être des outils de développement économique, alors qu'ils sont tout simplement aujourd'hui des retours pour des actionnaires. Air Canada en est le meilleur exemple, dit-il.

Le maire de Sept-Îles assis à son bureau de maire lors d'un conseil de ville.

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier (archives)

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Il faut fédérer l'ensemble des régions qui vivent le même problème et j'espère que c'est le moment qui va nous amener [par exemple] à une coop. On parle d'économie sociale, on parle d'être innovateurs.

Réjean Porlier, maire de Sept-Îles

Pour le pilote Jean Lapointe, dont la famille a fondé Québécair, cette crise doit effectivement amener à la même table les acteurs économiques et politiques.

Il considère cependant que les gouvernements fédéral et provincial devront inévitablement contribuer financièrement s'ils souhaitent assurer des services en région.

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