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À la recherche d’un emballage pour contrecarrer la propagation du coronavirus

Beth Mason dans son laboratoire. Deux autres chercheurs travaillent en arrière-plan.

Beth Mason, PDG du Centre Verschuren à l'Université du Cap-Breton, cherche à produire un emballage en plastique pouvant neutraliser le coronavirus responsable de la COVID-19.

Photo : CBC/Tom Ayers

Radio-Canada

Des chercheurs à l’Université du Cap-Breton espèrent trouver des nanoparticules organiques qui détruiraient sur les emballages le coronavirus responsable de la COVID-19.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

L’équipe travaillait déjà sur des nanoparticules organiques en vue de rendre plus sécuritaires les emballages des produits alimentaires quand le gouvernement fédéral a débloqué des fonds pour la recherche contre le coronavirus, explique la PDG du Centre Verschuren pour la durabilité en matière d’énergie et d’environnement à l’Université du Cap-Breton, Beth Mason.

Des particules de métal et de polymère biologiques présentes dans des algues et des coquillages pourraient neutraliser ou détruire le coronavirus et pourraient être ajoutées à tous les emballages en plastique, non seulement à ceux fabriqués pour les produits alimentaires, indique Mme Mason.

Beth Mason s’enthousiasme à l’idée de ne plus avoir à laver son épicerie. Beaucoup d’autres gens, selon elle, s’en réjouiraient aussi.

Le Centre Verschuren est habituellement financé par le secteur privé. L’équipe travaille déjà avec le fabricant de plastique Copol International, à North Sydney, dans le but de produire un emballage facilement dégradable après usage, précise Beth Mason.

Copol International ne fabriquerait pas nécessairement du plastique antiviral si les recherches des chercheurs étaient couronnées de succès. Mme Mason explique que le procédé serait breveté. Un autre fabricant pourrait ensuite être autorisé à produire cet emballage à grande échelle.

Un défi à surmonter

Le défi consiste à trouver un polymère non toxique qui détruit le coronavirus sans changer la nature de l’emballage en plastique, précise Beth Mason.

Même si les autorités allègent par endroits les mesures de prévention de la COVID-19, des gens craignent toujours de contracter la maladie en touchant des objets contaminés par le coronavirus, indique Mme Mason.

Les deux hommes dans le laboratoire, dont l'un porte un masque médical, examinent une bandelette de plastique.

Les chercheurs Ury Uryev et Edward Cross examinent un test de polymère.

Photo : CBC/Tom Ayers

En attendant la mise au point d’un vaccin parfaitement efficace, il faut trouver des moyens de réduire les risques de transmission du coronavirus, souligne Mme Mason. Si l’on réussit à produire des emballages qui préviennent la contamination par contact, dit-elle, ce serait un pas de géant dans cette direction.

Il est encore trop tôt pour déterminer si ces travaux de recherche porteront des fruits, ajoute-t-elle, mais ils semblent prometteurs pour le moment.

17 projets de recherche contre la COVID-19

Jusqu’à 17 projets de recherche sur le coronavirus révisés et approuvés par des scientifiques indépendants sont en cours dans la province, précise le PDG de l’organisme Research Nova Scotia, Stefan Leslie.

Les travaux de l’équipe du Centre Verschuren constituent l’un de ces projets. D’autres projets portent sur le développement d’un vaccin, les effets de la COVID-19 chez les personnes atteintes, les conséquences de la maladie sur les familles et les communautés vulnérables, etc.

Le succès de tout projet de recherche n'est jamais garanti, mais tous ces travaux sont utiles, souligne Stefan Leslie. Si un projet mène à un échec, l’information est utile, car les chercheurs peuvent consacrer leurs efforts à d’autres travaux qui connaîtront peut-être du succès, explique-t-il.

Avec les renseignements de Tom Ayer, de CBC

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