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5 héros de la grande mosquée de Québec décorés par Julie Payette

Aymen Derbali dit qu’il se sent plus attaché que jamais à Québec.

Aymen Derbali est l'un des cinq Québécois à avoir été décoré pour son courage et sa bravoure durant l'attentat.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

« C’était un grand honneur pour moi », souligne Aymen Derbali, survivant de l'attentat à la grande mosquée de Québec. Trois ans après la tragédie, il recevra la Médaille de la bravoure de la part de la gouverneure générale du Canada, tout comme quatre autres musulmans.

La gouverneure générale du Canada, Julie Payette, soulignera aussi à titre posthume le courage de Azzedine Soufiane, qui s’est sacrifié en tentant de désarmer le tireur.

Said Akjour et Mohamed Khabar reçoivent pour leur part la Médaille de la bravoure pour avoir tenté d’affronter le tireur. Hakim Chambaz en reçoit aussi une pour avoir secouru une petite fille lors de la tuerie.

Ça fait encore plus plaisir de voir que mes amis étaient aussi décorés pour leur courage, affirme Aymen Derbali, devenu tétraplégique à la suite de l'attentat.

Écoutez l'entrevue de Guillaume Dumas avec Aymen Derbali à l'émission C'est encore mieux l'après-midi.

Le 29 janvier 2017, le père de trois enfants avait tenté de neutraliser le tireur. Il a été atteint de sept balles en l'espace de quelques secondes.

Malgré tout, celui qui a fait preuve d'une grande résilience n'a jamais regretté son geste, qui a permis de sauver plusieurs vies. Je pense que j’ai pris la bonne décision, même si ça m’a posé du tort physiquement, soutient M. Derbali.

Mon but, c’était de l’empêcher d’avancer, j’étais le premier, le plus proche de lui, je me suis dit qu’il ne fallait pas qu’il avance.

Aymen Derbali
Julie Payette décorée de médailles.

La gouverneure générale Julie Payette lors d'un discours du Trône du gouvernement Trudeau.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Aucun remords

La décision d'agir a été prise en quelques secondes seulement, se souvient-il. Je n’ai aucun remords.

J’ai accepté assez rapidement ce qui m’est arrivé. Comme vous le savez, on venait de terminer la prière, on croit en Dieu, alors on croit au destin. Tout ça nous aide à passer les épreuves. D’un autre côté, on relativise tout, explique Aymen Derbali.

Il croit d'ailleurs que de revenir prier à la grande mosquée de Québec lui a permis de mieux traverser la tragédie.

En raison de la pandémie de COVID-19, les distinctions de cette année seront remises lors d’une cérémonie dont la date n'a pas encore été déterminée.

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