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Perte « catastrophique » de la population d’abeilles à cause du froid et de la pandémie

L’industrie apicole de l'Alberta craint une perte allant jusqu’à 60 000 ruches.

Des abeilles à l'intérieur d'une ruche.

L'industrie apicole a été dûrement touché par l'hiver froid et la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Radio-Canada

Des spécialistes de l’industrie apicole craignent que l’année 2020 soit très difficile pour la population d’abeilles domestiques et les apiculteurs.

Les apiculteurs albertains confirment qu’ils ont subi des pertes dévastatrices au cours de l’hiver. Nous prévoyons de perdre entre 50 000 et 60 000 ruches. C’est énorme. L’industrie est donc en train de se préparer à une certaine reconstruction , confirme la directrice générale d’Alberta Beekeepers Commission, Connie Phillips.

Selon la commission, le temps plus froid qu’à l’habitude de l’hiver dernier a eu un effet dévastateur sur la population d’abeilles.

La pandémie mondiale de COVID-19 a également eu une influence puisqu’elle a touché certaines importations essentielles.

Les apiculteurs importent des abeilles chaque printemps pour construire leurs colonies. Cette année, cela n’a pas été possible pour de nombreux apiculteurs laissant leurs colonies faibles.

Bert Blouin travaille sur l'une de ses ruches. Au premier plan, une abeille fixe l'objectif.

Il y a entre 20 000 et 30 000 abeilles dans chaque ruche, estime l'apiculteur Bert Blouin.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

L’industrie compte également sur l’apport de travailleurs qualifiés de l’étranger pour aider à restaurer et nourrir les colonies affaiblies chaque printemps ce qui n’a pas été possible aussi facilement cette année.

Un apiculteur m’a dit, par exemple, qu’il avait vérifié ses abeilles en février et qu’elles étaient en bon état, mais qu’un mois plus tard 80% d’entre elles étaient mortes , mentionne Connie Phillips.

Un programme financé par le gouvernement pour aider les apiculteurs commerciaux de l’Alberta à compenser une partie des coûts liés aux effets de la COVID-19 a commencé à accepter les demandes lundi.

Le programme a un million de dollars pour soutenir environ 170 apiculteurs commerciaux.

Grace Storm, une apicultrice établie à High River et membre du conseil d’administration d’Alberta Beekeepers Commission, souligne que son exploitation se porte bien jusqu’à maintenant cette année, mais elle est consciente que de nombreux apiculteurs font face à de sérieux défis.

L’an dernier, nous avons fait face à une récolte de miel très basse au point où nous avons battu un record. Vous pouvez survivre à cela de temps en temps, mais quand vous avez une mauvaise récolte et aucun espoir d’une bonne récolte cette année parce que la moitié de vos abeilles sont mortes en plus d’avoir des dépenses supplémentaires pour essayer de remettre votre exploitation en marche… C’est presque déprimant , dit-elle.

Selon elle, l’appui du gouvernement pourrait faire la différence pour de nombreuses personnes. Pour certains, il faudra quelques années et peut-être même un soutien continu de la part du gouvernement pour y arriver, juge-t-elle.

Les abeilles ouvrières en plein travail

Des abeilles ouvrières en plein travail

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Selon le gouvernement de l’Alberta, la province est la plus grande productrice de miel du Canada. L'industrie contribue pour 67 millions de dollars à l’économie chaque année.

L’Alberta Beekeepers Commission a environ 170 membres cette année. Pour être considéré comme un apiculteur commercial, il faut avoir 100 ruches ou plus.

Connie Phillips souligne qu’il y a probablement aussi de nombreuses pertes et difficultés chez les apiculteurs urbains et amateurs ainsi que chez les apiculteurs des autres provinces des Prairies.

La situation nous a fait réaliser à quel point l’industrie est vulnérable , admet-elle.

Avec les informations de Dave Gilson

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