•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les producteurs de cerises manquent de main-d’oeuvre dans l’Okanagan

Un cueilleur entouré d'arbres fruitiers se penche au-dessus d'un bac dans lequel il verse des cerises au sein d'un verger à Summerland, en Colombie-Britannique.

Un cueilleur de cerises travaille dans un verger de 40 hectares à Summerland, en Colombie-Britannique

Photo : Radio-Canada / Tina Lovegreen

Philippe Moulier

Les producteurs de cerises dans l'Okanagan en Colombie-Britannique font face à un manque d’employés saisonniers et de la pluie qui abîme les fruits.

Le District régional de l’Okanagan-Similkameen estime que la région, confrontée par la COVID-19, a environ 50 % de moins de travailleurs temporaires agricoles par rapport à la même époque l’année dernière.

Même si les cueilleurs du Mexique et des Caraïbes ont le droit de travailler dans les fermes au Canada, la pandémie et ses restrictions réduisent tout de même leur nombre. De plus, les 1500 Québécois qui viennent ramasser des fruits chaque année sont également moins nombreux.

Moins de cueilleurs

Il y a beaucoup moins de gens. C’est peut-être à cause de la COVID-19 , constate Jonathan Desy, un Québécois qui cueille des cerises depuis huit saisons.

Le propriétaire d’une ferme de 40 hectares à Summerland, Sukhdeep Brar, se désole de voir ses fruits à risque de pourrir s’ils ne sont pas ramassés dans les prochaines semaines : En général, à cette époque de l’année, j’ai de 80 à 90 personnes qui appellent pour savoir quand va commencer la saison des cueillettes. Je crois que je n’ai eu que quatre appels [jusqu’à présent].

Il tente de convaincre les habitants de l’Okanagan de travailler chez lui.

M. Brar se préoccupe aussi de la pluie qui tombe plus souvent que d'habitude et qui fend les cerises. Il a même dû dépenser des milliers de dollars pour que des hélicoptères puissent tenter de sécher ses arbres.

D’après l’Association des producteurs de fruits de la Colombie-Britannique, les champs et les vergers de l’Okanagan ont besoin de 4500 travailleurs migrants pour effectuer les récoltes. Elle souligne que l’industrie des arbres fruitiers génère des revenus de 118 millions de dollars et contribue à 776 millions de dollars d’activité économique dans la province.

D'après les informations de Tina Lovgreen et Chris Corday

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Agriculture