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Celeigh Cardinal : devenir l'artiste autochtone de l’année... dans son salon

Une chanteuse autochtone avec sa guitare

Celeigh Cardinal, une chanteuse métisse du nord de l'Alberta.

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

La cérémonie des prix Juno devait avoir lieu à Saskatoon; la pandémie a fait dévier ces plans, amenant les promoteurs à organiser une cérémonie virtuelle qui s’est déroulée le 29 juin. C’est donc de son salon que l'artiste métisse d’Edmonton Celeigh Cardinal, en nomination, a regardé la remise des prix.

Si Celeigh Cardinal n’a pas eu droit à un tapis rouge en bonne et due forme, elle a tout de même obtenu un des plus grands honneurs dans l’univers de la musique canadienne, en obtenant le Juno de l’artiste autochtone de l’année.

Elle était bien assise avec son fils et ses deux meilleures amies quand elle a appris qu’elle remportait le trophée. Découvrir que je remportais le prix avec eux à mes côtés, c’était pas mal incroyable et je ne changerais pas ça pour tout l’or du monde! a-t-elle raconté en entrevue à la radio de CBC.

Cette reconnaissance vient couronner la parution, en 2019, d’un album salué par la critique : Stories From a Downtown Apartment – dont le titre est particulièrement d'actualité au regard du confinement qui a été le lot des Canadiens, et des artistes, au cours des derniers mois.

Cette artiste qui depuis 20 ans partage son temps entre la musique et sa famille voit dans ce Juno une validation de son travail.

Quand elle écrit ces chansons qui racontent des histoires sur sa vie, elle espère que les gens s’y intéressent et les aiment, et qu’ils peuvent aussi s’y identifier d’une façon ou d’une autre. Et je pense que c’est ce qui s’est produit, dit-elle.

Ça me dit que, peut-être, je suis sur le bon chemin.

Celeigh Cardinal

Celeigh Cardinal, qui est originaire de Grande Prairie, vit à Edmonton depuis plusieurs années. Elle a puisé son inspiration dans cette ville pour son plus récent album.

Les photos qui y figurent ont été prises depuis son appartement du centre-ville, et plusieurs des pièces ont été composées au piano juste à côté du canapé qu'on peut voir sur la couverture de l’album.

Si plusieurs des chansons racontent sa vie dans le centre d’une grande ville, l’album, dit-elle, traite surtout d’une rupture amoureuse. Il y a des chansons d’amour et des chansons de peine d’amour.

La chanson la plus populaire, The Devil is a Blue-Eyed Man, parle essentiellement du fait que j’ai tendance à tomber en amour avec des hommes aux yeux bleus et que, jusqu’ici, ça n’a pas trop bien marché.

Nous suivons tous des schémas et vivons tous des expériences de vie, comme tomber en amour, qui peuvent nous briser le cœur, dit-elle. Les gens se reconnaissent là-dedans.

Celeigh Cardinal raconte qu’elle se trouvait à Saskatoon, où la cérémonie des prix Juno devait avoir lieu, quand la pandémie a commencé et que les Canadiens se sont confinés. Elle revenait tout juste d'un festival de musique en Allemagne. Elle raconte avoir loué une voiture pour rentrer chez elle à Edmonton, où par la suite elle a vécu en confinement.

Cela, dit-elle, lui a permis de se rebrancher sur sa musique. Elle pense pouvoir enregistrer un nouvel album cet hiver.

Elle espère maintenant que son prix pourra aider à faire la promotion des autres artistes autochtones canadiens. On se fait souvent une idée assez pointue de ce que font les artistes autochtones, alors que c'est pas mal plus que ça, rappelle-t-elle.

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Alberta

Musique