•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un programme d’immigration rurale à la recherche de candidats francophones

Un édifice avec les mots Centre francophone sur la devanture.

Les organismes francophones de Thunder Bay sont prêts à accueilir les nouveaux arrivants qui choissisent de s'installler dans la région.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Les organismes partenaires d’un projet pilote qui facilite l’obtention du statut de résident permanent pour des candidats qui accepte un emploi à Thunder Bay veulent davantage faire la promotion de la composante francophone du programme.

Le projet pilote, annoncé par Immigration, Citoyenneté et Réfugiés Canada l’an dernier, a été mis en branle à Thunder Bay en avril.

Depuis, le comité a pu recommander 22 candidats pour l’obtention de la résidence permanente, sur un total de 100 recommandations potentielles d’ici la fin de 2020, explique Emily Lauzon, responsable du développement de la main-d’œuvre pour la Commission de développement économique communautaire de Thunder Bay.

Près des deux tiers de ces personnes travaillent dans le domaine de la santé.

Le centre régional des sciences de la santé de Thunder Bay.

Les établissements de santé pourraient profiter du programme d'immigration rurale et nordique pour recruter ou retenir des dizaines de travailleurs, selon Emily Lauzon.

Photo : Radio-Canada / Caroline Bourdua

La majorité des candidats recommandés jusqu’à maintenant étaient déjà à Thunder Bay ou ailleurs en Ontario, affirme Mme Lauzon. Plusieurs sont d’anciens étudiants étrangers qui occupent un emploi avec un permis de travail temporaire.

Si le programme s’est donné une cible de 10 % de candidats francophones, aucun des premiers candidats ne parle français. C’est un aspect du programme qui est peu connu, admet Mme Lauzon.

Selon Paula Haapanen, responsable des opérations dans le Nord de l’Ontario du Conseil de la Coopération de l’Ontario, le comité s’est dans un premier temps concentré sur des besoins urgents des employeurs participants, ce qui concernait des candidats anglophones.

On arrive à cette étape dans le projet où l’on peut indiquer le besoin selon la langue, dit-elle.

En français en particulier, on a besoin d’infirmières, de physiothérapeutes.

Paula Haapanen, responsable des opérations dans le Nord de l’Ontario du Conseil de la Coopération de l’Ontario

Il y a aussi plusieurs emplois administratifs désignés bilingues à pourvoir, ajoute Mme Haapanen.

Paula Haapanen derrière un podium en train de parler dans un micro.

Paula Haapanen a auparavant travaillé pour le Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Paula Haapanen affirme qu’il y a quelques francophones déjà à Thunder Bay qui pourraient profiter du programme.

Ces personnes et leur employeur n’ont pas pour l’instant posé de candidature, mais seront de nouveau incités à le faire, affirme-t-elle.

La promotion du programme auprès des francophones fera partie intégrante des prochaines étapes, surtout lorsqu'il s'agira d'attirer dans la région des immigrants qui ne sont pas déjà au Canada.

Une stratégie en ce sens est en cours de développement.

Mme Haapanen ajoute que la communauté francophone sera prête pour accueillir les nouveaux arrivants et pour les aiguiller.

Un dessin sur le mur d'une école.

Avant même d'arriver, les nouveaux arrivants peuvent inscrire leurs enfants à l'école.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Elle souligne que des services d’établissement pour les immigrants sont offerts en français par l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario.

Paula Haapanen raconte que lorsqu’elle a commencé son travail avec le Réseau du Nord, l’immigration francophone n’était pas sur le radar à Thunder Bay, mais que la situation a changé depuis.

Les [employeurs] commencent à reconnaître le fait francophone.

Un projet essentiel pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre

Sans le projet pilote, plusieurs de ces candidats ne pourraient pas obtenir la résidence permanente, car ils ne répondent pas aux critères des autres programmes d’immigration.

Jusqu’à récemment, les travailleurs temporaires avaient peu de possibilités d’immigrer et de se réinstaller de façon permanente dans notre communauté, affirme Emily Lauzon.

L’immigration rurale et nordique est un cheminement unique qui aide à retenir ces précieux travailleurs tout en assurant leur intégration réussie dans la communauté

Emily Lauzon, responsable du développement de la main-d’œuvre pour la Commission de développement économique communautaire

De nombreux postes désignés bilingues ne sont pas pourvus par manque de candidats ayant à la fois les compétences professionnelles et linguistiques requises, ajoute Paula Haapanen.

Défis apportés par la pandémie

Emily Lauzon explique que la gestion du programme en télétravail se fait sans problème, malgré quelques inquiétudes au départ, car le projet pilote a été lancé officiellement au début du confinement.

Emily Lauzon pose pour une photo.

Emily Lauzon pilote le programme d'immigration rurale en télétravail, ce qui a posé quelques défis techniques.

Photo : Commission de développement économique communautaire

Ses principales réserves concernent la sécurité informatique et la confidentialité.

Je me suis dit les gens vont envoyer leur application par la poste et je ne serai pas [au bureau] pour les recevoir. Comment va-t-on maintenir la confidentialité? Nous avions entendu qu’il y avait des soucis avec Zoom.

Emily Lauzon, responsable du développement de la main-d’œuvre pour la Commission de développement économique communautaire

Les candidats au programme d’immigration doivent fournir une foule de renseignements privés au comité qui fait les recommandations.

Normalement, chaque membre du comité signerait une entente de confidentialité avant de se retrouver à huis clos dans une même pièce et de lire le dossier de candidature.

J’avais peur que cela retarde le programme, mais nous avons travaillé avec des experts de la Ville de Thunder Bay et nous avons rapidement trouvé des solutions.

Mme Lauzon admet aussi que la situation actuelle et les restrictions de déplacement ont mis un frein au processus d’immigration, et qu'il faudra être patient avant de voir arriver de nouveaux arrivants qui ne sont pas déjà au Canada.

Elle précise que le comité pourra faire 100 autres recommandations en 2021 dans le cadre du programme.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nord de l'Ontario

Immigration