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Le consentement présumé au don d’organes dès l'année prochaine en Nouvelle-Écosse

Don d'organes et le consentement automatique.

Lorsque la loi sera en vigueur, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse tiendra pour acquis que les personnes qui ne font pas connaître leur décision quant au don acceptent d'être donneuses à leur décès.

Photo : iStock

Kassandra Nadeau-Lamarche

Le projet de loi sur le consentement présumé du don d’organes en Nouvelle-Écosse, adopté à l’unanimité en avril 2019, entrera en vigueur au début de 2021. Avec cette nouvelle loi, le gouvernement souhaite permettre à plus de personnes malades de bénéficier de ces dons.

Dès le 18 janvier 2021, après l’entrée en vigueur de la Loi sur le don d'organes et de tissus humains, tous les Néo-Écossais seront considérés comme des donneurs d'organes potentiels, à moins qu'ils ne mentionnent leur refus.

Les politiques des toutes les provinces canadiennes, et celle de la Nouvelle-Écosse jusqu'ici, demandent plutôt l’inverse.

La Nouvelle-Écosse sera donc la première à adopter une loi du genre au pays. Selon le premier ministre Stephen McNeil, ce sera également le premier gouvernement en Amérique du Nord à le faire.

Les exceptions

Il existe toutefois quelques exceptions à la règle, soit pour les personnes de moins de 19 ans, les personnes qui n'ont pas de capacité décisionnelle ainsi que les personnes qui vivent en Nouvelle-Écosse depuis moins de 12 mois.

Les familles continueront également d'être consultées sur les souhaits de leurs proches.

Vers une forte hausse des dons d’organes

En date du 29 juin, 108 Néo-Écossais attendaient d'avoir une greffe d'organes. Le programme de greffe d'organes d'Halifax fournit des services aux quatre provinces de l'Atlantique. Lors de l’entrée en vigueur de la loi, le gouvernement s’attend à une hausse substantielle des dons d’organe et de tissus, qui pourrait bondir de 40 % à 50 %.

Un tel changement aidera davantage de personnes à obtenir les nouvelles qu'elles attendaient et permettra à plus de donneurs potentiels d'avoir la possibilité de sauver et d'améliorer des vies, a affirmé le premier ministre de la province Stephen McNeil dans le communiqué envoyé mardi.

Le Dr Stephen Beed, directeur médical du programme de don d'organes et de tissus de la Nouvelle-Écosse, s’attend à ce que la Nouvelle-Écosse devienne la province ayant le plus haut taux de dons au pays d’ici quelques années.

Investissements nécessaires

Un porte-parole du premier ministre Stephen McNeil a déclaré que les ressources supplémentaires et les changements au programme coûteront environ 4 millions de dollars. Parmi ces investissements, on compte l’embauche de plusieurs médecins spécialistes du don d’organes et de tissus aux quatre coins de la province. Plusieurs postes supplémentaires ont aussi été créés, soit ceux de coordinateur des donateurs, de spécialiste clinique et d’agent de liaison pour le soutien familial.

Ceux qui souhaitent signaler leur choix de ne pas participer au programme avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi peuvent déjà le faire en communiquant avec le gouvernement par téléphone ou en ligne. Une campagne de sensibilisation a également été lancée pour informer la population des changements à la politique.

Avec des informations de Michael Gorman de CBC

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