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Port du masque obligatoire dans les transports publics dès aujourd’hui

Plusieurs usagers sont assis à bonne distance les uns des autres dans une rame de métro. Certains portent des masques.

Au moins 65 pour cent des usagers portent déjà des masques, selon les statistiques de la CTT.

Photo : Getty Images / Cole Burston

Radio-Canada

À compter de ce jeudi 2 juillet, la Commission des transports de Toronto (CTT) oblige les usagers à porter un couvre-visage dans ses véhicules. Il n’y aura toutefois pas d’amende imposée à ceux qui ne respectent pas la consigne.

Les enfants de moins de 2 ans, les personnes ne pouvant pas porter un masque à cause d’un problème médical ainsi que celles n’ayant pas la capacité physique de mettre ou d’enlever un masque sont exemptés.

De même, les employés de la CTT qui travaillent derrière une vitre de protection ou dans des zones non accessibles au public n'ont pas à porter de masque.

La CTT recommande depuis la mi-mai le port du masque dans les transports en commun.

Le 17 juin, le conseil d’administration de l'agence de transport a approuvé d’imposer le port du masque dans ses transports publics, considérant que la distanciation physique n’est pas toujours possible.

65 % des usagers portent déjà le masque

Selon le porte-parole de la CTT, Stuart Green, si au début de la pandémie environ 30 % des usagers des transports en commun portaient un masque, il y en a entre 60 et 65 % désormais qui le font.

Depuis les deux dernières semaines, environ 65 % des passagers portent un masque, alors que ce n'était pas encore obligatoire.

Stuart Green, porte-parole de la CTT
Stuart Green, porte-parole de la Commission des transports de Toronto dans la station Lower Bay

Stuart Green, porte-parole de la Commission des transports de Toronto

Photo : Radio-Canada

Il y a aussi d’autres changements à partir du 2 juillet. L’embarquement sera à nouveau possible par toutes les portes dans les autobus et l'argent comptant est à nouveau accepté à bord des transports.

La CTT distribue un million de masques non médicaux à usage unique, le temps que tous les usagers adoptent la nouvelle pratique.

Selon le président-directeur général de la CTT, Rick Leary, les changements apportés le 2 juillet sont tous conformes à une approche de sécurité en consultation avec la santé publique de Toronto.

Pas d'amende pour les contrevenants

Pour le moment, la CTT ne distribuera pas d’amendes aux contrevenants, mais elle se laisse le temps de voir les taux de conformité aux nouvelles règles pour déterminer si d’autres actions seront nécessaires.

Stuart Green dit compter sur la responsabilité des usagers.

C'est vraiment par l'éducation que cela fonctionne, il faut des campagnes de sensibilisation plutôt que des amendes, dit-il.

Des messages sonores sont régulièrement lancés dans le métro, ainsi que des affiches pour rappeler bonnes pratiques à adopter.

Des affiches sur les rails de métro de Toronto rappellent les bonnes pratiques et les gestes barrières à adopter pendant la pandémie. Comme de garder les deux mètres de distance entre les usagers, ou de rester chez soi si l'on se sent malade, avec de la fièvre.

La Commission des transports de Toronto a lancé des campagnes de sensibilisation afin d'éduquer les usagers à adopter les bonnes pratiques de distanciation physique.

Photo : Radio-Canada

Les usagers plutôt d'accord

Geneviève Limoges est en vacances à Toronto. Elle vient de Montréal. Elle estime que le port du masque obligatoire dans les transports publics est une bonne chose, comme la distanciation physique est difficile à respecter dans des endroits confinés.

Je pense que les Canadiens sont assez disciplinés, je pense que ça va bien aller.

Geneviève Limoges, Québécoise de passage à Toronto

Elle se demande toutefois si le port du masque est vraiment nécessaire. Au début on nous disait que ce n'était pas nécessaire, qu'il fallait se laver les mains. Est-ce que c'est parce que les commerces ouvrent et la société doit continuer à produire puis consommer qu'on doit maintenant porter un masque? Je ne sais pas, se demande-t-elle.

Par rapport au port du masque obligatoire dans les magasins et dans les endroits publics intérieurs, Geneviève Limoges se pose davantage de questions.

Il ne faut pas que ça donne un faux sentiment de sécurité. Il faut garder la distanciation sociale et éviter de se déplacer le plus possible, notamment les transports en commun, pense-t-elle.

une affiche écrite sur un siège du métro demande aux passagers de ne pas s'asseoir sur ce siège en raison de la pandémie.

Il n'est pas autorisé de s'installer sur certains sièges, car ils sont trop proches les uns des autres.

Photo : Radio-Canada

Même son de cloche du côté de Kahena Lekhal, qui estime qu'il faut avant tout miser sur les gestes barrières.

Je pense que c'est une bonne chose dans les métros, car il n'y a pas toujours la possibilité de garder les deux mètres de distance, dit-elle.

Selon elle, il y a toutefois encore des informations contradictoires sur l'utilité du masque dans tous les lieux publics fermés. Au début c'était pas obligatoire, plus maintenant, je ne vois pas ce qui a changé depuis les trois derniers mois.

Je n'en porterai pas dans un centre commercial, parce que je suis capable de garder la distance. Dans un métro oui, j'en porte un, car c'est plus difficile de préserver la distance.

Kahena Lekhal, en visite à Toronto
Des affiches rappellent les gestes barrières à préserver durant la pandémie dans le métro.

Des affiches rappellent les gestes barrières à préserver durant la pandémie dans le métro.

Photo : Radio-Canada

De son côté, Elaheh Saadatnejadi n'est d'ailleurs pas convaincue qu'il sera possible de surveiller les passagers.

Je suis d'accord le port du masque obligatoire dans les transports, par contre je ne suis pas sûre qu'on puisse surveiller. Tu peux l'avoir, mais si tu l'enlèves et que tu as le nez qui sort, tu l'enlèves pour boire ou autre chose, même pour quelques secondes ça le rend très inefficace, estime-t-elle.

Pour elle aussi, le port du masque ne doit pas être la solution à tout. Je pense que c'est aussi une question d'hygiène personnelle, se laver les mains, se désinfecter, ne pas se toucher le visage, etc. Je pense que c'est une combinaison de facteurs, pas seulement de porter le masque, conclut-elle.

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