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Ottawa demande l'aide des Micmacs pour rebaptiser le navire Edward Cornwallis

Un brise-glace de la Garde côtière canadienne.

Le brise-glace Edwad Cornwallis, de la Garde côtière canadienne sera rebaptisé en consultation avec les Autochtones de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis_Rad

La Presse canadienne

Ottawa demande aux Autochtones de la Nouvelle-Écosse de l'aider à rebaptiser un navire de la Garde côtière canadienne portant le nom d'Edward Cornwallis. Ce général avait notamment offert une récompense à toute personne ayant tué un Autochtone.

La ministre fédérale des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Bernadette Jordan, a annoncé mardi que son gouvernement voulait travailler avec l'Assemblée des chefs mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse afin de « redresser les torts du passé ».

Ottawa indique que le brise-glace Edward Cornwallis subit actuellement des réparations en Nouvelle-Écosse et sera renommé avant de quitter le chantier naval de Shelburne.

Dans un communiqué, la ministre Jordan annonce qu'elle travaillera avec le chef Terry Paul, coprésident de l'Assemblée des chefs micmacs de la Nouvelle-Écosse, afin de trouver un nouveau nom au navire de la Garde côtière.

« Le changement de nom suivra la politique officielle de la Garde côtière pour cette classe de navire, qui est nommée pour honorer les anciens dirigeants canadiens qui ont apporté une contribution significative au pays », précise le communiqué.

Edward Cornwallis est connu comme le fondateur de Halifax en 1749, mais sa mission d'établir une garnison à cet endroit prévoyait l'élimination de toute résistance autochtone. Il a par la suite approuvé une proclamation prévoyant une prime pour « prendre ou détruire les sauvages ».

Le gouvernement fédéral affirme que Cornwallis a cherché à chasser les Micmacs de leurs terres sur la péninsule de la Nouvelle-Écosse « par des mesures barbares »

« La réconciliation est impérative pour l'avenir de notre pays, et la faire progresser est la responsabilité de chaque individu et de chaque institution », indique la ministre Jordan. « Alors que nous faisons place à un nouveau nom, choisi en partenariat avec le peuple micmac, nous avons une nouvelle occasion de mettre en lumière un dirigeant dont les actions incarnent les valeurs que nous défendons aujourd'hui. »

Terrance Paul de l'Assemblée des chefs Mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse assis à son bureau.

Terry Paul est responsable des pêcheries à l'Assemblée des chefs Mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC

Le chef Paul a de son côté qualifié de « réconciliation en action » cette décision d'Ottawa. « Les Micmacs ont fait de cette terre leur foyer depuis des temps immémoriaux, mais le sombre héritage des premiers colons continue de nous rappeler douloureusement les inégalités qui existent encore aujourd'hui. »

Le nom de Cornwallis a déjà été retiré d'une église et d'une école à Halifax, et d'une rue à Sydney. En janvier 2018, une statue de l'homme a été retirée d'un parc du centre-ville de Halifax.

Un employé de la ville retire la statue d'Edward Cornwallis du parc du même nom, à Halifax.

La statue d'Edward Cornwallis a été retirée du parc du même nom, à Halifax, le 31 janvier 2018.

Photo : Craig Paisley/CBC

Le brise-glace Cornwallis est entré en service en 1986 et son port d'attache est la base de la Garde côtière canadienne de Dartmouth, du côté est du port de Halifax. Plus tôt cette année, un contrat de 12,1 millions de dollars a été attribué à Shelburne Ship Repair pour le réaménagement du navire, afin de prolonger sa durée de vie. Ce radoub devrait être achevé au début de l'année prochaine.

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