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La décision d’Air Canada de suspendre des liaisons régionales décriée

Un appareil d'Air Canada

La moitié des aéroports régionaux touchés par les fermetures se trouvent au Québec (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) déplore la décision d’Air Canada de suspendre indéfiniment 30 dessertes régionales et la fermeture de 8 escales dans des aéroports canadiens. Elle demande à Ottawa d'intervenir pour empêcher la suspension de certaines liaisons régionales assurées par la compagnie aérienne.

La moitié des aéroports régionaux touchés par les fermetures se trouvent au Québec, tandis que deux autres sont en Ontario, en plus d'un au Nouveau-Brunswick et d'un autre à Terre-Neuve-et-Labrador.

Les lignes suspendues au Québec :

  • Baie-Comeau-Montréal
  • Baie-Comeau-Mont-Joli
  • Gaspé-Les Îles-de-la-Madeleine
  • Gaspé-Québec
  • Sept-Îles-Québec
  • Val-d'Or-Montréal
  • Mont-Joli-Montréal
  • Rouyn-Noranda-Val-d'Or
  • Windsor-Montréal

Les escales fermées au Québec :

  • Gaspé (Québec)
  • Baie-Comeau (Québec)
  • Mont-Joli (Québec)
  • Val-d'Or (Québec)

C’est une déception d’entendre ça aujourd’hui, alors que tout le monde travaille fort pour repartir l’économie, lance Jacques Demers, président de la FQM et également maire de Sainte-Catherine-de-Hatley.

M. Demers dit comprendre qu’une compagnie comme Air Canada puisse éprouver des difficultés en cette période de pandémie. Je suis surpris qu’on ne travaille pas ensemble avant d’annoncer une telle chose, regrette-t-il. Je pense qu’on avait intérêt à se parler et à trouver des pistes de solution.

Des conséquences désastreuses

Selon Jacques Demers, cette suspension pourrait avoir des conséquences désastreuses pour certaines municipalités. C’est peut-être une remise [en question] complète de la possibilité de garder un aéroport dans certaines régions, déplore-t-il.

M. Demers a par ailleurs sollicité une rencontre avec le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, dans une lettre qu’il lui a fait parvenir. On veut voir avec lui si on ne peut pas trouver une façon de faire pour garder en place un outil qui relie plusieurs régions entre elles. C’est tellement essentiel de bien repartir l’économie, poursuit-il.

Une mauvaise nouvelle pour la relance du tourisme

Pour sa part, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) estime dans un communiqué que c’est une mauvaise nouvelle pour la relance de l’industrie touristique.

La décision du transporteur de mettre un terme indéfiniment à plusieurs dessertes nuit à nos efforts collectifs de relancer l’économie, de connecter nos régions et de générer de la richesse par le tourisme, notamment, soutient dans le communiqué la présidente de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy.

Nos aéroports régionaux sont des outils précieux de développement économique. Si les avions n’y atterrissent plus, c’est la vitalité de nos régions qui en paye le prix , indique-t-elle.

Air Canada justifie cette décision par la faiblesse de la demande, en raison de la pandémie de la COVID-19.

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