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Facebook bannit des groupes d'extrême droite de sa plateforme

Un homme armé d'un fusil se promène en périphérie d'une manifestation antiraciste.

Un militant d'extrême droite affichant les couleurs du mouvement boogaloo se promène en périphérie d'une manifestation antiraciste en Caroline du Nord, le 29 mai 2020.

Photo : afp via getty images / LOGAN CYRUS

Agence France-Presse

Sous pression pour mieux purger sa plateforme des contenus et mouvements racistes, Facebook a déclaré mardi avoir banni des groupes d'extrême droite américaine issus d'un mouvement appelé « boogaloo », qui « cherchent activement à commettre des violences », d'après un communiqué.

Des adeptes de ce mouvement éclectique, en possession de plusieurs armes, ont perturbé les récentes manifestations antiracistes aux États-Unis et inquiètent les autorités américaines depuis que l'un d'entre eux a tué deux policiers en Californie début juin.

Le géant des réseaux sociaux a classé mardi ce groupe dans la catégorie individus et organisations dangereuses.

En conséquence, ce réseau violent est banni de toute présence sur notre plateforme et nous retirerons tous les contenus qui le soutiennent, en font l'apologie ou le représentent, a précisé la plateforme.

Il promeut activement la violence contre les civils, les forces de l'ordre, le gouvernement et les institutions, a-t-elle ajouté.

Facebook a retiré 220 comptes Facebook, 95 comptes Instagram, 28 pages et 106 groupes qui constituent actuellement le réseau, ainsi que 400 autres groupes et plus de 100 pages qui hébergeaient des contenus similaires.

Plusieurs manifestations contre le racisme systémique, organisées en réaction à la mort de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier blanc, ont été marquées par des arrestations de militants et militantes de ce groupe, en possession de cocktails Molotov.

Provoquer une guerre civile en exacerbant les tensions ambiantes

Le terme « boogaloo », qui désigne un courant musical afro-cubain, est utilisé depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux en référence à une nouvelle guerre civile.

Le mouvement, qui n'est ni très organisé ni très uni, comprend des activistes antigouvernement et proarmes à feu ainsi que des adeptes du néonazisme et de la suprématie blanche.

Dans une étude publiée en avril, le Tech Transparency Project a dénombré 125 groupes prônant l'idéologie boogaloo sur Facebook, avec des dizaines de milliers de personnes abonnées discutant d'armes, d'explosifs et de tactiques pour attaquer les autorités.

Un membre du mouvement a été arrêté le 11 avril au Texas après avoir diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle il annonçait qu'il allait tendre une embuscade à un policier et le tuer.

Facebook dit avoir repéré de premiers éléments de cette mouvance dès 2012, mais ne l'avoir suivi de près que depuis 2019.

Nous nous attendons à ce que des personnes de ce réseau tentent de revenir sur notre plateforme en adoptant une nouvelle terminologie, a indiqué le groupe californien, promettant de surveiller ces tentatives potentielles.

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