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Retraite anticipée des enseignants : le PQ veut un plan clair

Véronique Hivon lors d'une conférence de presse; elle porte un chandail noir par-dessus un haut de couleur rose

La députée de Joliette et porte-parole du PQ en matière d’éducation, Véronique Hivon

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

« C’est vraiment la chronique d’une catastrophe annoncée », se désole Véronique Hivon du Parti québécois (PQ) à propos des enseignants qui prennent leur retraite plus tôt que prévu. Elle demande au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, de présenter un plan clair aux Québécois pour contrer la pénurie.

La députée de Joliette et porte-parole du PQ en matière d’éducation craint de voir le problème prendre de l’ampleur.

Ça fait des années qu’on le sait et on sait aussi que plus les conditions sont difficiles, plus la pénurie est accentuée, lance-t-elle.

Alors que le ministre de l’Éducation dit avoir hérité d’une situation créée par l’ancien gouvernement libéral, Véronique Hivon affirme qu’il n’a que lui-même à blâmer.

Depuis qu’il est en poste qu’il dit connaître cet enjeu-là. Or, on attend toujours le début du commencement d’un plan pour faire face à ce risque-là.

Véronique Hivon, députée de Joliette et porte-parole en matière d'éducation pour le PQ

Bien que Véronique Hivon qualifie le bilan libéral de catastrophique en éducation en raison de compressions sauvages, elle reproche à Jean-François Roberge de ne pas avoir présenté de plan clair depuis son arrivée en poste pour contrer la pénurie d’enseignants et favoriser la rétention.

Le ministre Roberge en conférence de presse.

Le ministre québécois de l'Éducation, Jean-François Roberge

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Quand je vois les réponses alambiquées, faibles, qui sont faites par le cabinet du ministre, même pas par lui-même dans le cadre de vos reportages cette semaine, ça ne fait que confirmer que deux ans après leur élection, le plan, il n’existe toujours pas, mentionne Mme Hivon.

La députée donne l’exemple de l'arrivée de la maternelle quatre ans. Elle souligne que le projet a commencé sans qu’on puisse nous dire combien de classes on pourrait créer, combien de nouveaux enseignants il faudrait avoir alors que, selon elle, ce projet va accentuer les problèmes de pénurie d’enseignants.

Mettre le projet en veilleuse

Selon Marwah Rizqy, députée de Saint-Laurent et porte-parole en matière d'éducation pour le Parti libéral du Québec (PLQ), le ministre devrait d’ailleurs mettre le projet des classes de maternelle quatre ans en veilleuse. Premièrement, le préscolaire n'est pas obligatoire au Québec et on n'a pas d'enseignants pour enseigner dans ces classes, dit-elle.

Marwah Rizqy, députée de Saint-Laurent et porte-parole du Parti libéral du Québec (PLQ) en matière d'éducation

Marwah Rizqy, députée de Saint-Laurent et porte-parole du Parti libéral du Québec (PLQ) en matière d'éducation

Photo : Radio-Canada

La porte-parole du PLQ en matière d’éducation invite Jean-François Roberge à profiter de l’été pour revoir ses priorités.

Je crois qu'au lieu de se lancer dans les attaques, le ministre devrait avoir une bonne réflexion. Profiter de l'été d'ailleurs pour réfléchir.

Marwah Rizqy, députée de Saint-Laurent et porte-parole en matière d’éducation pour le PLQ

Réflexion et pistes de solutions

Devant différents problèmes soulevés dans le monde de l'éducation, Marwah Rizqy insiste sur le fait que le ministre de l'Éducation doit consulter les enseignants.

Selon Mme Rizqy, la valorisation des enseignants n'est pas seulement une question de conditions salariales, mais c'est aussi leur autonomie professionnelle.

Elle propose notamment que les nouveaux enseignants soient jumelés avec des enseignants expérimentés qui sont à quelques années de la retraite.

Est-ce qu'on est capable de les retenir tout en étant capable de prendre leur expérience et la jumeler avec un jeune qui veut commencer?, se demande la députée libérale, affirmant que, souvent, les jeunes enseignants se retrouvent avec les classes les plus difficiles.

Une salle de classe vide

Une salle de classe vide

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Véronique Hivon admet pour sa part que le ministre Roberge ne pouvait pas régler tous les problèmes du réseau de l’éducation le premier jour de son mandat. Mais elle considère qu’il fallait rapidement qu’il se mette à la tâche et qu’il déploie son plan d’attaque avec des mesures fortes pour contrer cette pénurie qui est un problème énorme et qui va continuer à nous sauter en pleine face s’il n’y a rien qui est fait.

Par ailleurs, selon elle, Jean-François Roberge devrait saisir l’occasion, en cette période de négociation de nouvelles conventions collectives, pour commencer à envoyer un signal très simple et très concret.

On n’a eu aucun signal du gouvernement sur ce qu’on allait faire pour retenir nos enseignants plus longtemps, dit Mme Hivon.

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