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La STM dit ne pas être en mesure d’imposer le masque aux passagers

Une employée de la STM tend un masque à une dame à la station de métro Langelier.

Depuis un mois, la Société de transport de Montréal a distribué environ 300 000 masques à sa clientèle.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La Société de transport de Montréal (STM) prévient que ses employés ne pourront pas exercer une surveillance pour vérifier que tous les passagers portent bien un masque, conformément aux instructions du gouvernement du Québec.

Dans un premier temps, la STM a dit accueillir favorablement la décision gouvernementale. Elle prévient toutefois qu'elle n'est pas en mesure de contrôler elle-même la mise en place de cette nouvelle réglementation et demande à ce que d’autres solutions soient envisagées.

Le gouvernement a annoncé plus tôt dans la journée que les passagers des transports en commun devront porter un couvre-visage à compter du 13 juillet, mais que l’obligation entrera pleinement en vigueur le 27 juillet, le temps d’une période d’adaptation.

Au-delà de ce délai, les contrevenants se verront interdire l'accès aux autobus et aux métros.

La STM précise toutefois que ses employés ne seront pas en mesure d'exercer un contrôle de surveillance sur tous les clients, et ce, à chaque passage.

Le syndicat représentant, entre autres, les chauffeurs d'autobus et les opérateurs de métro de la STM soutient qu’il n'appartient pas à ses membres de veiller au respect du port obligatoire du masque à bord.

Nos membres ne joueront pas à la police du masque. Ce n’est pas à nos membres de gérer qui a un masque et qui n’en a pas, ni de restreindre l’accès au transport en commun, a répondu Daniel Leroux, président par intérim du syndicat SCFP 1983.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, reconnaît que le contrôle du port du masque présente bien des défis pour la STM.

Présentement, la STM n’a pas assez d’inspecteurs pour chaque utilisateur, [...] si on veut que ce soit respecté, il faut aussi que ce soit faisable. Les chauffeurs d’autobus n’ont pas la capacité ni le pouvoir coercitif d’empêcher quelqu’un de rentrer.

Valérie Plante, mairesse de Montréal.

La mesure sera obligatoire pour tous les usagers de 12 ans et plus, mais elle est aussi fortement recommandée pour les plus jeunes, sauf pour les moins de 2 ans.

Responsabilisation plutôt que sanction

La mairesse de Montréal mise plutôt sur la responsabilisation citoyenne et dit vouloir éviter le recours à une approche punitive.

Il faudra toutefois être flexible dans l'application de l'interdiction, a prévenu Mme Plante, après avoir mentionné qu'on ne pouvait pas empêcher d'honnêtes travailleurs et travailleuses qui auraient oublié leur masque d'entrer dans le transport collectif.

Cette responsabilisation citoyenne passera par la sensibilisation sur l'importance de porter un masque en public, croit-elle.

On veut éviter une deuxième vague, alors il faut se responsabiliser.

Valérie Plante, mairesse de Montréal.

Entre 250 000 et 300 000 masques ont déjà été offerts gracieusement par la STM, qui compte effectuer une deuxième vague de distribution dans son réseau, à compter du 13 juillet.

À terme, quelque 1,5 million de couvre-visages devraient être offerts dans la région de Montréal.

Avec les informations de Valérie-Micaela Bain.

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