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La seule pisciculture en Abitibi-Témiscamingue surmonte la pandémie

Denis Genesse lance de la nourriture à des truites dans un bassin extérieur.

Les truites s'agitent dès q'elles voient une personne s'approcher.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Le propriétaire des truites Genebel, Denis Genesse, détient une pisciculture unique en son genre à Authier, en Abitibi-Témiscamingue. Après plus de 40 ans dans le domaine, il demeure optimiste malgré les pertes financières subies en raison de la COVID-19.

Denis Genesse s’est lancé dans le métier en 1980. Il se souvient qu’à l’époque, peu de gens croyaient en son projet de pisciculture.

Le monde ne connaissait pas bien ça non plus, c’est un domaine qui est vraiment à part. La persévérance et la patience ont fait que j’ai réussi. Je suis bien content. Il y a du monde qui pensait que je ne réussirais pas, mais la preuve est là aujourd’hui, je suis bien fier, affirme-t-il en souriant

Juste pour dire, j’élève du poisson à l’année, et quand je prends des vacances, je vais à la pêche. On est maniaque un peu.

Une citation de :Denis Genesse, pisciculteur

Il produit de la truite mouchetée et de la truite arc-en-ciel, qu’il vend à des lacs privés, des associations de pêche et une pourvoirie. Cette année, la crise de la COVID-19 a significativement affecté ses revenus.

Denis Genesse lance de la nourriture à des truites dans un bassin extérieur.

Les truites s'agitent dès q'elles voient une personne s'approcher.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

C’est le tiers de ma production qui va pour la Fête de la pêche, alors on va espérer que ça se place l'année prochaine, dit-il. C’est sûr que le chiffre d’affaires a subi les conséquences, mais j’ai sorti plus de poissons que ce que je pensais quand même, alors on est content.

Une eau unique

Les bassins, installés sur un terrain en pente, sont alimentés en eau grâce à une source d'esker.

C’est vraiment l’eau qui fait la différence. Ici, l’eau est exceptionnelle. C’est un plus parce que, des fois, j’achète des truites d’autres pisciculteurs et elles sont blanches, et moi je les colore rendu ici.

Des bassins dans le sol sur un grand terrain en campagne.

Vue sur les bassins de la pisciculture, qui fonctionnent grâce à un système hydraulique par gravité.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La source, située plus loin, à un dénivelé d’environ 1 500 mètres, a permis l’installation d’un ingénieux système en escaliers. On a disposé les bassins et les lacs de façon à ce que ça coule un dans l’autre sans avoir besoin de pompage, alors c’est une richesse naturelle, en fin de compte , souligne Denis Genesse.

Par ailleurs, l’eau continue de couler en hiver, et réchauffe les serres lors de la saison froide.

Une dizaine de gros bassins cylindriques dans une serre en forme de dôme.

L'hiver, l'eau de source dans les bassins permet de réchauffer le dôme dans lequel ils sont installés.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

À pleine production, les truites Genebel comptent 20 tonnes de poisson par année, ce qui équivaut à 150 000 truites. Pour les commandes, Denis Genesse affirme qu’il les compte une par une. Avec autant d’efforts pour son entreprise, il s’attriste un peu de ne pas avoir encore trouvé de relève.

Ça fait un petit pincement au coeur, mais on va continuer tranquillement. Peut-être qu’en vieillissant, on va faire moins de production, mais je pense bien qu’on va continuer à faire de l’élevage , indique-t-il.

Une puise sort des truites d'un bassin de pisciculture.

Denis Genesse élève de la truite mouchetée (sur la photo) et de la truite arc-en-ciel.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La passion coule toujours dans les veines du pisciculteur aguerri, qui travaille à l’année longue avec sa conjointe.

Je dis que je suis un marchand de bonheur parce que les gens sont bien de bonne humeur quand j’arrive avec le poisson. Les enfants, tout le monde a du plaisir, on met ça dans les lacs, ça saute, et le monde est content, conclut-il.

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