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L'été d'Ariane Souligny : prendre son mal en patience

Ariane Souligny pose pour une photo avec sa raquette de tennis.

Ariane Souligny devra se concentrer sur son entraînement pendant l'absence de compétitions.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Elle espérait dominer sur les terrains de tennis du Québec cet été. Ariane Souligny devra plutôt se concentrer sur son entraînement, en attendant la reprise des compétitions. La détermination de la Gatinoise de 15 ans est facile à saisir lorsqu’elle mentionne tous les efforts qu’elle fait afin de progresser dans son sport.

Elle a choisi de faire l’école en ligne pour lui permettre de consacrer plus de temps au tennis. Je fais quatre heures de tennis plus environ deux heures d’entraînement physique, six jours par semaine, explique celle qui fait ses devoirs entre ses entraînements au Ottawa Athletic Club.

Elle est très intelligente. Elle travaille très fort. Elle a une intensité d’entraînement et de concentration qui est quand même assez rare, explique son entraîneur de la dernière année, Ben Etheve-Meek.

Ben Etheve-Mekes pose pour une photo sur un terrain de tennis.

Ben Etheve-Mekes, entraîneur d'Ariane Souligny

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

L’adolescente devait prendre part à une dizaine de tournois cet été, notamment les Championnats canadiens des moins de 16 ans. Elle avait de grandes aspirations après sa troisième place aux Championnats québécois avant la pandémie et sa participation à deux finales de la Coupe Bloomex, qui rassemble les meilleurs joueurs juniors en Ontario, en 2019.

Ça me rend triste quand même, parce que j’aurais aimé ça. C’est le fun les tournois, tu parcours le Québec, tu joues des matchs. La compétition, j’aime ça, affirme celle qui a été initiée au tennis par son père à l’âge de huit ans. Elle le bat maintenant sur les courts.

Souligny ajoute que la combinaison des aptitudes mentales et physiques représente l’aspect le plus intéressant du tennis. La première partie est ce qui lui manque, en l’absence de matchs.

Il va falloir que je me réhabitue à être focus et compétitionner, ne jamais lâcher le morceau, vraiment trouver des solutions quand ça ne fonctionne pas, mentionne-t-elle, en précisant qu’elle a retrouvé la forme d’avant le confinement, au cours duquel elle n’a pas touché à une raquette pendant plus de deux mois.

On va traiter l’été comme le printemps. On va s’entraîner beaucoup, travailler et renforcer les choses qu’on n’avait pas beaucoup ou assez de temps normalement, parce qu’on savait que les tournois approchaient, indique Etheve-Meek, lorsque questionné sur le plan de développement de sa protégée, pendant la pandémie.

Les États-Unis en tête

Les tournois estivaux auraient aussi aidé Souligny à accumuler de précieux points pour son classement UTR, un système de pointage standardisé qui permet d’évaluer les joueurs partout sur la planète.

Elle y porte un intérêt particulier, parce qu’elle espère éventuellement jouer en première division de la NCAA, le circuit universitaire américain. Je pense que c’est un but réalisable, assez facilement, dit-elle avec confiance. Son entraîneur acquiesce : À mon avis, elle est garantie division un, c’est sûr.

Souligny préfère le parcours universitaire à celui chez les professionnels pour continuer de combiner sports et études. L’éducation, c’est vraiment important pour moi. J’aimerais beaucoup devenir docteure, donc l’université, ça compte beaucoup, souligne l'athlète, en précisant que le tennis lui donne la discipline nécessaire pour s’accomplir tant au niveau académique, que sur les courts.

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Ottawa-Gatineau

Tennis