•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'économie du Restigouche est mise à mal par la fermeture de la frontière

Le pont est illuminé tandis que le jour tombe.

Le pont interprovincial relie les municipalités de Campbellton et de Pointe-à-la-Croix.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

La fermeture prolongée de la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Québec pourrait avoir des conséquences permanentes pour plusieurs entreprises de la région du Restigouche. Selon les commerçants qui sont privés d’une partie importante de leur clientèle depuis plus de trois mois déjà, c’est l’économie de la région au complet qui est en jeu.

Par les temps qui courent, très peu de voitures immatriculées au Québec circulent dans les rues de Campbellton. Il s’agit d’une situation anormale, selon quelques entrepreneurs de la région sondés par Radio-Canada.

Ces derniers soulignent que les clients en provenance de la province voisine représentent jusqu'à 50 % de leur chiffre d'affaires habituel.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

La fermeture des frontières a des conséquences concrètes dans la vie de Marc Perron, propriétaire du magasin René Trailer Sales.

Sa clientèle de la Gaspésie est essentielle à la survie de son entreprise de vente et de réparation de véhicules récréatifs. Elle représente selon lui de 60 à 70 % de son chiffre d’affaires.

Pour survivre à la récession pandémique, M. Perron a récemment ouvert un point de vente à Pointe-à-la-Croix, au Québec. Beaucoup de clients m'appelaient. Ils voulaient venir voir des VR. Ils ne pouvaient pas, parce que pas le droit de passer, pas le droit de rentrer. C'est pour ça que je n’ai pas eu le choix d'ouvrir un point de vente de l'autre bord [de la frontière], explique-t-il. Il espère ainsi sauver sa saison.

Marc Perron, propriétaire du magasin René Trailer Sales.

Marc Perron, propriétaire du magasin René Trailer Sales, a dû ouvrir un point de vente au Québec.

Photo : Radio-Canada

Marc Perron comprend mal la raison pour laquelle la province n'est pas plus attentive aux revendications des leaders politiques et économiques de la région, eux, en faveur de la réouverture du pont reliant le Nouveau-Brunswick au Québec.

Même son de cloche du côté de Luc Couturier, propriétaire du Café Chez Wes, qui estime que, malgré la frontière, la région représente une même zone économique. On est une région, puis on a Pointe-à-la-Croix, puis la réserve Listuguj qui font partie de notre communauté.

 Luc Couturier, propriétaire du Café Chez Wes

Luc Couturier, propriétaire du Café Chez Wes, redoute les conséquences collatérales de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Pourtant, encore mardi matin, le premier ministre Blaine Higgs demandait aux Néo-Brunswickois de la région de continuer à être patients lors d’une entrevue accordée à CBC. Il a toutefois évoqué une possible réouverture des frontières avec le Québec pour la mi-juillet.

Avec les informations de Serge Bouchard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Entrepreneuriat