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Archives

Les trésors de l’île d’Orléans, accessibles par le pont depuis 85 ans

Visage d'un garçon qui mange une fraise.

Avec ses terres fertiles, l’île d’Orléans est notamment reconnue pour la qualité de ses fraises juteuses et sucrées.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le pont de l’île d’Orléans atteint cette année 85 ans et le ministère des Transports a annoncé sa reconstruction prochaine. À travers nos archives, découvrez cette île d’abondance maraîchère surnommée le grenier de Québec.

Les premiers habitants de l’île d’Orléans

À l’occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec, Radio-Canada présente l’émission 400 fois Québec le 31 mai 2008.

L’animatrice Claudia Genel s’entretient avec Annie Latour, directrice générale de la fondation François Lamy, qui lui raconte l’histoire de l’île.

400 fois Québec, 31 mai 2008

C’est à la pointe est de l’île que tout commence. En 1535, Jacques Cartier est le premier Européen à fouler le sol de l’île d'Orléans.

Les Hurons arrivent sur la pointe ouest de l’île en 1641 sous la protection des Jésuites. Victimes de plusieurs attaques iroquoises, ils décident de quitter l’île pour rejoindre les terres. Ce sont ces mêmes descendants hurons que l’on retrouve aujourd’hui à Wendake.

Vers la fin du 17e siècle et le début du 18e, des terres sont concédées aux familles souches. Les lots sont de très grandes dimensions. Comme un microclimat propice à l’agriculture est présent sur l’île, des familles de Normandie voient un avantage à venir s’y établir.

Un pont pour atteindre le grenier de Québec

Annie Latour raconte qu’à l’époque de sa construction en 1935, le pont était loin de faire l’unanimité auprès des habitants de l’île qui craignaient un afflux de gens et de voitures.

Avant la construction du pont, un traversier faisait la navette entre Sainte-Pétronille et Québec.

Le pont c’est un avantage, les risques sont énormes en traversant le fleuve. Il peut y avoir des naufrages. Quand les glaces fondent, c’est difficile de prendre le pont de glace. Il y a un moment de l’année où on se sent un peu isolé.

Annie Latour, directrice générale Fondation François-Lamy

Le pont a d’autres précieux avantages. Il permet d’établir un lien sécuritaire avec la terre ferme et d’apporter plus de produits maraîchers sur les marchés de Québec. Les habitants de Québec viennent également sur l’île s’approvisionner de produits frais.

Les travaux et les jours, 6 novembre 1960

Le 6 novembre 1960 à l'émission Les travaux et les jours, le journaliste Germain Tremblay visite l’île d’Orléans pour y rencontrer les insulaires et connaître les industries qui les font vivre.

L’île est le garde-manger de Québec depuis toujours.

Les six paroisses de l’île se distinguent entre elles, mais elles se ressemblent toutes en raison de l’architecture inspirée de Normandie qui les caractérise.

L’île d’Orléans reste pour tous ceux qui l’ont visitée un des plus beaux greniers du Québec. Si le pont de l’île lui a ouvert le flanc, il n’en est rien entré d’étranger et l’île n’a rien perdu de sa réputation.

Germain Tremblay, journaliste

À l’époque du reportage, la paroisse Saint-Pierre, porte d’entrée de l’île d’Orléans, regroupait plusieurs producteurs de lait. Saint-Famille était la première pour la culture de la fraise et des vergers. À Saint-Jean, les pommes de terre étaient à l’honneur. La paroisse Saint-François, qui fait face au Cap-Tourmente, était reconnue pour la culture de ses poireaux. Saint-Laurent possédait des chantiers maritimes et plusieurs maisons centenaires.

À Sainte-Pétronille, la vue imprenable sur le Vieux-Québec, la chute Montmorency et la baie de Beauport attirait des familles de Québec qui venaient trouver refuge durant l’été dans leurs chalets.

Le plus célèbre de ses habitants

On ne peut parler de l’île d’Orléans sans mentionner le nom de son habitant le plus connu, Félix Leclerc.

Originaire de La Tuque en Haute-Mauricie, Félix Leclerc choisit de s’établir à l’île d’Orléans en 1945.

Telejeans, 10 mars 1979

À Téléjeans le 10 mars 1979, deux jeunes collaboratrices de l’émission, Marie-Claude Dupont et Josée Lafrance, posent des questions à Félix Leclerc, chez lui à Saint-Pierre-de-l’île-d’Orléans. Il est question de son attachement à ce coin de pays.

L’écrivain et parolier explique que les Leclerc, une des familles fondatrices de l’île, sont partis de Normandie pour habiter l’île d’Orléans. Félix arrive en 1945 sans savoir que les Leclerc étaient venus s’y installer. Il apprend par hasard que Jean Leclerc, le premier arrivant, était établi sur le même lot que lui.

J’ai eu le coup de foudre en 1945 sans savoir ça. J’ai dit voilà l’endroit où je voudrais vivre et mourir.

Félix Leclerc

Félix Leclerc est décédé dans sa maison de l'île d'Orléans le 8 août 1988.

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