•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Internet : un rapport met en évidence les disparités entre les secteurs urbains et ruraux

Un gros plan sur un routeur sans fil sur un fond noir.

Un rapport confirme les disparités au niveau de la connexion Internet entre les secteurs ruraux et urbains du Nord de l'Ontario.

Photo : iStock

Un nouveau rapport sur l’état du service Internet à large bande dans le Nord de l’Ontario met en évidence la disparité sur la qualité du service entre les milieux ruraux et urbains.

Publié par l’organisme Blue Sky Net de North Bay, le rapport intitulé The Speed of Northern Ontario Broadband compile les résultats de 4330 tests de vitesse effectués par des résidents de différentes communautés sur le site web Connected North.

L’organisme répertorie 101 communautés où au moins cinq tests ont été effectués par des résidents au cours des cinq dernières années.

Blue Sky Net souligne que les résultats concordent avec ceux d’autres rapports montrant une disparité entre les connexions urbaines et rurales, ainsi qu’une moyenne globale de résultats des tests inférieurs aux objectifs du gouvernement fédéral.

Un tableau sur la vitesse Internet de certaines communautés du Nord.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des grandes villes comme Sault-Sainte-Marie et Timmins font partie des villes où le service Internet est le plus rapide dans le Nord.

Photo : Radio-Canada

Selon le rapport, la vitesse moyenne de téléchargement pour le Nord de l'Ontario était juste en dessous de 9 mégaoctets par seconde et tandis que la moyenne du téléversement était de 5 mégaoctets.

En retirant les résultats de tests des communautés urbaines majeures de l’échantillon, la vitesse moyenne descend à 7 mégaoctets. Les communautés urbaines ont une vitesse moyenne de 21 mégaoctets.

Un tableau démontrant la vitesse Internet de certaines communautés du Nord de l'Ontario.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des communautés où la vitesse Internet est la plus basse dans le rapport de l'organisme Blue Sky Net.

Photo : Radio-Canada

La mairesse de la petite municipalité de Val Rita-Harty, Johanne Baril, n'est pas surprise que sa communauté soit identifiée comme une de celles avec une vitesse Internet la plus basse.

La vitesse de téléchargement moyenne de la communauté est répertoriée à 2,5 mégaoctets par seconde, ce qui entraîne des difficultés pour le télétravail, entre autres.

Quand tu es en appel téléconférence, tu fais partie d'un groupe puis soudainement,  tu ne fais plus partie du groupe. Ce n'est pas évident.

Johanne Baril, mairesse de Val Rita-Harty.
L'affiche de la communauté de Val Rita.

La communauté de Val Rita est située à l'ouest de Kapuskasing.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

La mairesse estime que les gouvernements doivent s'assurer que les fournisseurs de service Internet aient un plan pour mieux desservir les régions rurales.

Selon le directeur des opérations chez l’organisme NeoNet, Paul Ouimette, l’accès limité à Internet haute vitesse dans les milieux ruraux s’explique par les investissements importants nécessaires à la mise en place de l’infrastructure et à une rentabilité incertaine pour les fournisseurs privés en raison du nombre limité de clients.

Selon M. Ouimette, les résultats de tests et les commentaires des résidents permettent à des organismes et des municipalités de démontrer les besoins pour un service amélioré.

Les deux peuvent nous aider pour identifier et démontrer les défis qu’on a dans le Nord pour retourner aux niveaux fédéral et provincial et dire : voici une communauté qui a un grand besoin d'investissements pour améliorer la situation.

Paul Ouimette, directeur des opérations chez NeoNet.

M. Ouimette souligne que des partenariats publics-privés ont eu lieu dans les dernières années et se poursuivent.

Par exemple, la Corporation du développement économique et communautaire de Dubreuilville vient d’obtenir un million de dollars de la province pour l'installation de la fibre optique sur une distance de 38 kilomètres le long de la route 519 menant à la communauté.

Ceci permettra une grande amélioration des services à large bande dans la communauté à compter de l'an prochain.

Affiche de Dubreuilville.

Les résidents et commerçants de Dubreuilville pourront enfin compter sur un service Internet amélioré l'an prochain.

Photo : Canton de Dubreuilville

L’initiative fait partie d’un projet régional avec la compagnie Bell visant à mieux desservir dix communautés de cette région, soit cinq municipalités et cinq Premières nations.

La collaboration est la clé. Vous devez avoir les Premières nations ainsi que les partenaires municipaux et de l’industrie à la table, affirme l’agente de développement économique de Dubreuilville, Mélanie Pilon.

D’ici 2030, le gouvernement fédéral a promis aux Canadiens des secteurs ruraux du Nord un accès à Internet à large bande avec une vitesse de téléchargement d’au moins 50 mégaoctets par seconde.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !