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Escouade de la COVID-19 à Trois-Rivières : une autre façon de sensibiliser la population

Les agents sur leur vélo, sur une piste cyclabe à Trois-Rivières.

Félix-Antoine Smith, 18 ans et Éliane Marchand, 22 ans, font partie de l'escouade TRès sécuritaire de la Ville de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Lors de votre prochaine visite dans un parc de Trois-Rivières, vous pourriez croiser l'escouade de la COVID-19. Des agents de sensibilisation sont à l’oeuvre pour rappeler ou expliquer les mesures sanitaires à la population.

Éliane Marchand, 22 ans, est ravie de faire partie de l’escouade. Je trouvais que c’était une super belle opportunité pour moi de m'impliquer face à la COVID-19, dans ma ville, avec les citoyens, indique-t-elle.

J’étudie pour devenir policier, donc c’est vraiment un travail qui me met en contact avec les citoyens, vraiment le genre de travail qu’on recherche pour accéder à ce métier-là, souligne son partenaire de patrouille, Félix-Antoine Smith, 18 ans.

Le duo se rend à vélo dans les parcs de la ville. En tout, six jeunes font partie de l’escouade.

On se promène dans les parcs, on fait de la sensibilisation, explique Éliane Marchand. On va voir les gens, on leur rappelle les mesures pour éviter la propagation du virus.

Ils affirment que la grande majorité du temps, ils sont bien accueillis. Plusieurs sont déjà au courant des règles, mais tout le monde ne les applique pas.

C'est sûr qu'on en a qui affichent un relâchement et un manque d'intérêt envers les différentes consignes, ajoute Félix-Antoine Smith. C'est bien important de venir leur rappeler que même s'il y a moins de cas, il y en a encore et ça n'empêche pas qu'il va y en avoir d'autres.

Les deux agents qui parlent à une maman près de modules de jeux au parc.

Les agents de l'escouade de sensibilisation aux règles pour contrer la propagation du SRAS-CoV-2 en action au parc Pie-XII, à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Les gens que nous avons rencontrés mardi semblaient apprécier l'intervention de l'escouade, notamment parce que c'est une façon différente d'informer la population au sujet des règles sanitaires. Certains ont dit trouver le rappel pertinent, en pleine période de déconfinement, d'autres croient que les règles sont trop strictes.

Une subvention de l’Association médicale canadienne

La Ville de Trois-Rivières a pu mettre sur pied cette escouade grâce à une subvention de 58 500 $ de la Fondation de l’Association médicale canadienne.

Neuf villes du Québec, dont Trois-Rivières et Drummondville, ont reçu des dons de cette fondation pour intervenir auprès des populations vulnérables, en lien avec la COVID-19.

Oui, l’escouade s'adresse à la population générale, mais elle permet notamment de rejoindre des clientèles un peu marginalisées, on peut penser à des gens qui ont un niveau de littératie moindre, à des personnes qui écoutent moins les médias, donc vraiment ils sont dans du un à un, ce sont des approches sensibles, explique l’agent d’information de la Ville de Trois-Rivières, Guillaume Cholette-Janson.

L'homme debout, dehors, devant la bâtisse des artisans de la paix et des logements.

Robert Tardif est directeur général de l'organisme les Artisans de la paix, à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Le directeur général des Artisans de la paix, Robert Tardif, salue la mise en place d'une escouade pour sensibiliser les gens aux mesures visant à contrer la propagation du nouveau coronavirus.

Son organisme travaille depuis le début de la pandémie à expliquer les règles sanitaires aux gens à qui il vient en aide.

À première vue, je trouvais que la brigade arrivait un peu en retard, mais si on y pense, on est dans une période où la courbe s’est stabilisée, même elle a baissé, donc il peut y avoir un relâchement, donc ça peut quand même avoir une pertinence à avoir une brigade à ce temps-ci de l’année justement, affirme Robert Tardif.

Il trouve pertinent d'avoir des jeunes qui iront à la rencontre des gens, puisque certains sont analphabètes, alors les documents écrits ne trouvent pas écho chez eux. Si tu envoies des personnes qui peuvent leur [donner des explications] de façon verbale, tu rejoins ces gens-là, dit-il.

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Mauricie et Centre du Québec

Santé publique