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Le C. A. de la police de Vancouver doit réviser la réponse à une vidéo raciste

7 membres de la BC Community Alliance.

Des membres de la BC Community Alliance, formée à la suite des événements ayant touché l'école secondaire Lord Byng (archives).

Photo : Radio-Canada / Mugoli Samba

Le conseil d’administration de la police de Vancouver va finalement se pencher sur les mesures qui ont été prises par le service de police de la ville à la suite de la diffusion d’une vidéo raciste en 2018. L’enquête sur l’incident lui-même ne sera cependant pas rouverte.

C’est ce qu’a indiqué à Radio-Canada la directrice du conseil d’administration, Stephanie Johanssen, par courriel. Ce dernier s’est réuni jeudi dernier afin d’aborder la question, mais a remis à plus tard la rédaction d’une réponse à la recommandation faite par la commissaire aux plaintes du service de police de la ville.

Des faits qui remontent à 2018

En novembre 2018, un élève de l’école secondaire Lord Byng, à Vancouver, a publié une vidéo raciste sur le réseau social Snapchat. Ce geste et sa gestion par les autorités scolaires, jugée inadéquate, avaient poussé deux élèves noires à quitter l’établissement l’an dernier.

Une organisation communautaire visant à combattre le racisme, le BC Community Alliance (BCCA), s’est aussi formée dans la foulée des événements.

Le C. A. de la police de Vancouver avait initialement fermé le dossier en février sur la base d’un rapport du Service de police de Vancouver (VPD). Ce dernier  (Nouvelle fenêtre)concluait que l’imposition de mesures extrajudiciaires à l’élève en question était adéquate dans les circonstances, suivant les lignes directrices de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

Le BCCA s’était cependant dit frustré et déçu (Nouvelle fenêtre) par les conclusions du rapport.

La commissaire aux plaintes du service de police, Andrea Spindler, avait par la suite demandé des détails (Nouvelle fenêtre) au VPD. Elle recommandait au conseil d’administration d’examiner quelles étaient les sanctions et les autres mesures judiciaires précises qui avaient été appliquées.

La réponse du conseil d’administration à venir

Le VPD a fourni quelques précisions dans un rapport subséquent (Nouvelle fenêtre), soumis au conseil d’administration jeudi dernier. L'exercice implique un compromis entre le droit à la vie privée du jeune et le droit du public d’être informé, souligne le rapport.

On y explique néanmoins que l’élève a dû assister à des rencontres hebdomadaires, et suivre un plan de réparation avec la communauté touchée et une thérapie. Il a également dû s’excuser, et la commission scolaire l’a suspendu avant de le transférer dans une autre école entre autres mesures.

L'élève été tenu pour responsable de ses actions , affirme-t-on dans le rapport.

Le BCCA ne voit pas la situation du même oeil. C’était une histoire incomplète, dit Markiel Simpson, porte-parole du groupe. Ce dernier estime qu’il n’y avait en fait pas de réel protocole en place pour sanctionner ou amener l’élève fautif à faire amende honorable.

Selon le BCCA, les gestes de l’élève sont constitutifs d’une infraction criminelle. Nous ne voulons pas qu’il aille en prison, précise M. Simpson. Nous voulons qu’ils [les policiers du VPD] utilisent un langage clair sur ce qui est arrivé, qu'ils disent que c’était un crime haineux.

M. Simpson a donc prié les membres du comité de révision des plaintes du conseil d’administration d’en faire plus jeudi.

Des précisions demandées

L’enquête sur l’incident lui-même ne fait pas l’objet d’un réexamen, précise Stephanie Johanssen par courriel.Le C. A. doit simplement s’entendre sur la manière de répondre à la commissaire aux plaintes.

Cette décision a été remise à plus tard afin de permettre à trois nouveaux membres du C. A. de se familiariser avec l’aspect juridique de l’affaire, selon Mme Johanssen. La prochaine rencontre doit avoir lieu en septembre.

Markiel Simpson, quant à lui, trouve qu’il serait important pour [les policiers] de parler avec des membres de la communauté touchée, pour mieux répondre à ce genre de situation. Il espère qu’un protocole sera élaboré pour répondre à de tels actes racistes à l’avenir.

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