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Déménager à l'ère de la COVID-19

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Des déménageurs portent un masque.

Le reportage de Nicole Germain

Photo : Radio-Canada/Nicole Germain

Les déménageurs se disent aussi occupés qu’à l’habitude, en cette période de l’année, malgré la pandémie. Plusieurs locataires changent d’adresse le 1er juillet. Les déménagements se font toutefois avec plus de précautions.

Suzanne Marcoux et son conjoint sont allés rencontrer leur entreprise de déménagement à l’avance afin de s’assurer que les mesures sanitaires leur convenaient.

On en a parlé pour ne pas laisser justement entrer des virus dans la maison. Il fallait qu’ils se protègent. Nous, on s'est protégé de notre côté. C’est sûr qu’on y a pensé, raconte-t-elle.

C’est sûr qu’il y a toujours une petite inquiétude, mais pas de là à paniquer pour ça. Je savais que c’étaient des professionnels. Nous, on garde toujours nos distances. On ne touche à rien pour l’instant, ajoute son conjoint, Jean-Paul Pinet.

Les locataires Suzanne Marcoux et Jean-Paul Pinet, qui portent un masque

Les locataires Suzanne Marcoux et Jean-Paul Pinet

Photo : Radio-Canada/Nicole Germain

Ils ont opté pour une des quatre entreprises de déménagement de Robert Michaud.

Plusieurs mesures

L’entrepreneur, comme bien d'autres, assure prendre tous les moyens pour éviter la propagation de la COVID-19.

C’est la distanciation de deux mètres, avoir le moins de gens dans la maison possible. Le port du masque dans les résidences de personnes âgées, c’est obligatoire. Sinon, pour le résidentiel ou le commercial c’est à la discrétion du client , illustre Robert Michaud.

Les camions sont désinfectés de fond en comble et les employés se lavent les mains entre chaque déménagement.

Le déménageur Robert Michaud

Le déménageur Robert Michaud

Photo : Radio-Canada/Nicole Germain

Ces mesures demandent davantage de temps pour l’entreprise, mais Robert Michaud refuse de refiler la facture à ses clients.

Il y a un peu plus de temps qu’on donne, mais on ne le charge pas au client. Ce n’est pas eux de s’occuper de ça. De notre côté, on ne charge pas plus cher pour le client. On absorbe les frais à 100 %, affirme-t-il.

Problèmes de recrutement

Pour lui, le principal défi cette année est le recrutement de personnel, non pas en raison de la pandémie, mais à cause des effets de la Prestation canadienne d’urgence (PCU).

Malheureusement, on a beaucoup de défis vu que les gens sont subventionnés à rester à la maison. On a plus de misère à avoir des gens à cause de ça. Avant qu’ils annoncent la PCU, on recevait entre 20 et 25 CV par jour. Aussitôt qu’ils ont annoncé la PCU, ça a été terminé. On n’a eu aucun autre CV, mentionne Robert Michaud.

Cette situation l’a forcé à refuser certains contrats de déménagement au mois de juin.

On a pris un petit peu moins de travail que les autres années, mais en général, on s’en sort quand même. Pour le mois de juin, le nombre de déménagements a baissé d’environ 5 %, estime-t-il.

Avec les informations de Nicole Germain

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