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Les fidèles de retour dans les églises de l’Abitibi-Témiscamingue

Des gens assistent à une messe dans une église où une rangée sur deux est fermée.

Une rangée sur deux est fermée au public.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Annie-Claude Luneau

Plusieurs églises de la région ouvriront leurs portes dans les prochains jours.

À la paroisse Ste-Trinité de Rouyn-Noranda, par exemple, les messes reprennent mardi. Les funérailles seront aussi à nouveau célébrées après plus de trois mois de pause.

Il faudra cependant attendre à l’automne pour les baptêmes et la plupart des mariages des prochains mois ont été annulés.

Les fidèles seront donc de retour dans les lieux de culte, mais dans un environnement bien différent de celui qu’ils ont quitté à la mi-mars.

Une église vue du stationnement.

La cathédrale St-Joseph de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

À la cathédrale St-Joseph de Rouyn-Noranda, par exemple, les paroissiens verront les changements dès leur arrivée. Une équipe de bénévoles a dû être recrutée pour faire respecter les mesures d'hygiène et de distanciation physique, mais aussi pour compter le nombre de personnes à l’intérieur de l’église, qui est limité par la santé publique à 50.

L’entrée dans l’église se fera à la file indienne, en maintenant une distance de deux mètres entre les personnes.

Les gens vont devoir se laver les mains et aller s'asseoir dans les bancs uniquement où il y a des ronds verts, donc c’est un banc sur deux. Les gens doivent être assis au milieu du banc pour être à deux mètres de distance de son voisin et aussi de l’allée principale, explique l’agente de pastorale Chantal Giroux. Il y a des sens de la circulation, donc les gens vont dans l’allée dans un sens et que ce soit pour la sortie ou la communion, vont devoir ressortir par les portes de côté.

La communion pourra d’ailleurs avoir lieu, mais sous haute surveillance. Un morceau de tissu, une pale, recouvre les hosties lors de la messe pour éviter que des gouttelettes ne se déposent dessus.

Je ne dirai pas “le corps du Christ“ pendant la communion à chacun et chacune. Je le dis une fois pour toutes au début et puis on donne la communion en silence, explique l’abbé Robert Charron au début de la cérémonie. C’est lui qui aura comme rôle de se désinfecter les mains avant la communion et de s’assurer qu’il ne touche pas aux doigts des fidèles en déposant l’hostie dans leurs mains.

Un curé donne une messe dans une église où les fidèles sont assis à une bonne distance l'un de l'autre.

La distanciation est de mise dans les lieux de culte.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le prêtre sera aussi pratiquement seul dans le choeur, aucun servant de messe, ni même de chorale pour l’instant.

Nous avons décidé pour l’été de n’avoir aucun chant avec une chorale, ça ne sera que de la musique enregistrée. On ne chantera pas les chants de la messe pour que les gens ne soient pas portés à chanter et à émettre des postillons, jusqu’à temps qu’on soit plus habitués. Ça, c’est des contraintes qu’on n’a jamais, jamais eues, conclut l’abbé Charron en ajoutant qu’il est heureux de retrouver ses paroissiens.

On est content et on a hâte d’avoir un rythme et moi aussi de pouvoir célébrer chaque jour, de célébrer avec une communauté qui te répond “On vit, on vit!“

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