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L'Europe de nouveau ouverte aux Canadiens, mais ne faites pas votre valise trop vite

Un homme portant un masque transporte un chariot de bagages.

L'Union européenne autorisera dès mercredi les Canadiens à se rendre dans l'espace Schengen.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Même si l'ouverture des frontières dans l'Union européenne permettra aux Canadiens, à compter de mercredi, de séjourner sur le Vieux Continent, des obstacles tels que la quarantaine obligatoire au retour se dressent devant les touristes.

La nouvelle est tombée mardi : Bruxelles a validé une liste restreinte d'une quinzaine de pays dont les ressortissants seront autorisés à voyager dans l'Union européenne (UE). Parmi ces pays figure le Canada.

Les États membres de l'UE ont donné le feu vert aux pays dont la situation épidémiologique liée à la maladie COVID-19 est jugée suffisamment sûre pour la reprise de ces voyages.

Mais avant de partir, des éléments importants sont à considérer, dont celui-ci : les voyageurs canadiens qui s'envoleront pour l'Europe devront observer, au retour, une quarantaine obligatoire de 14 jours.

Cette quarantaine doit être observée même lorsque vous n'avez aucun symptôme lié à la COVID-19, est-il stipulé sur le site de Santé publique Canada (Nouvelle fenêtre).

Toutes les personnes rentrant au pays et présentant des signes et des symptômes de la COVID-19 doivent s’isoler sans délai et subir tout contrôle médical exigé par l’agent de quarantaine durant cet isolement de 14 jours.

Ces règles strictes d'Ottawa ont été renouvelées mardi, et seront en vigueur jusqu'au 31 août.

Le gouvernement canadien a par ailleurs renouvelé jusqu'au 31 juillet le moratoire qui interdit l'entrée au pays de toute personne n'étant pas citoyenne ou résidente canadienne. Seuls les travailleurs jugés essentiels, comme les camionneurs, les travailleurs saisonniers, certains étudiants étrangers et les employés du secteur de la santé, peuvent franchir la frontière canado-américaine.

Pour éviter la propagation du coronavirus, le gouvernement du Canada maintient la recommandation d'éviter tout voyage non essentiel à l'extérieur du pays jusqu'à nouvel ordre.

Ottawa prévient aussi qu'il ne planifie pas organiser d’autres vols facilités pour rapatrier les Canadiens pendant la pandémie de COVID-19.

Chaque pays décide

En établissant sa liste, le Conseil de l’Union européenne formule en fait une recommandation aux pays membres. Il revient à ces derniers de décider de quelle manière ils assoupliront les restrictions imposées aux voyageurs.

Et cet assouplissement peut se faire graduellement, a rappelé mardi le Conseil dans son communiqué.

La liste restreinte d'une quinzaine de pays, rendue publique mardi par le Conseil de l’Union européenne, sera révisée toutes les deux semaines.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

L'Europe prête à accueillir les touristes canadiens

Et si vous partez...

C'est pourquoi à ce stade, il n'est pas clair si les voyageurs canadiens devront, à leur arrivée en Europe, observer une période de quarantaine.

C'est presque du cas par cas, dit Éric Boissonneault, vice-président des agents de voyage du Québec.

Je regardais ce matin le cas de la France : la quarantaine est facultative pour les citoyens canadiens à l’arrivée , a-t-il dit à RDI.

Mais le gouvernement français pourrait voter incessamment une loi qui changera peut-être la donne, prévient-il.

Le Royaume-Uni impose déjà une quarantaine obligatoire de 14 jours pour les personnes arrivant sur son sol, mais le gouvernement doit publier prochainement une liste de pays dont les ressortissants seront exemptés.

De plus, il faut tenir compte de la question des assurances, rappelle le vice-président des agents de voyage du Québec.

À cet égard, l'Association canadienne des agences de voyages (ACTA) a lancé cette mise en garde aux voyageurs : les assurances ne couvriront pas leurs frais s'ils tombent malades à cause de la COVID-19 à l’extérieur du pays.

La COVID-19 relève d'un risque préexistant et, dans toutes les conventions d’assurances, les risques préexistants ne sont jamais couverts pas les assurances pour l’aspect médical, selon André Desmarais, président de la section Québec de l'ACTA.

Québec inquiet de la situation aux États-Unis

Horacio Arruda, directeur de la santé publique du Québec, se dit pour sa part préoccupé par la frontière américaine.

On sait que dans les États de l’Est, notamment, jusqu’en Floride, il y a énormément de cas, a-t-il déclaré mardi lors du point de presse donné par le premier ministre François Legault.

Québec décidera de la marche à suivre selon ce qu'Ottawa prendra comme mesures dans ce dossier, a conclu le Dr Arruda.

Mardi, l'immunologiste en chef de la Maison-Blanche, le Dr Anthony Fauci,a affirmé que les États-Unis enregistraient maintenant 40 000 nouveaux cas par jour. Je ne serais pas surpris que nous passions à 100 000 par jour si cela ne change pas, et je suis donc très inquiet, a-t-il admis.

Avec les informations de cbc

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