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Éviter une deuxième vague de COVID-19 est possible, croit une épidémiologiste

Image d'un coronavirus.

Une recrudescence des cas de COVID-19 cet automne est évitable, estime l'épidémiologiste Nimâ Machouf.

Photo : Reuters / NEXU Science Communication

Alors que la première vague de la COVID-19 commence à s'essouffler au Canada, la possibilité d’une recrudescence des infections dans quelques mois ne doit pas être écartée. Selon l’épidémiologiste et chargée de cours à l'École de santé publique de l'Université de Montréal Nimâ Machouf, il est toutefois possible d’éviter cette deuxième vague.

Pour la Dre Machouf, la baisse constatée du nombre de nouvelles infections, d'hospitalisations et de décès partout au pays est un signe que la première vague de la pandémie de COVID-19 est sur le déclin.

Peut-on éviter une deuxième vague? Tout dépend de comment on déconfine et du comportement des gens pour respecter les mesures qui brisent la chaîne de transmission, explique-t-elle au micro de l'émission Point du jour.

L’épidémiologiste estime que les contacts entre les personnes vont augmenter avec la reprise des activités et que cela accroît le risque de transmission du nouveau coronavirus.

Selon Nimâ Machouf, il faudrait ajouter une nouvelle barrière pour éviter les contaminations. Cette barrière se traduirait par le fait de rendre le port du masque obligatoire dans les milieux clos et partout où il n’est pas possible de garder la distance de 2 mètres entre les personnes.

Le virus n’a pas changé sa façon d’attaquer les gens.

Nimâ Machouf, épidémiologiste et chargée de cours en santé publique

Même avec une telle mesure, la Dre Machouf n’exclut pas l'arrivée d'une nouvelle vague de COVID-19, cet automne ou cet hiver.

La Saskatchewan plus avancée que le Québec

Selon Nimâ Machouf, la Saskatchewan a dépassé l’épidémie. En effet, 85 % des personnes qui ont été touchées par la maladie sont maintenant guéries dans la province.

Il faut continuer comme ça parce que, même si ça va très bien [en Saskatchewan], ça ne veut pas dire que [le virus] a disparu.

Nimâ Machouf, épidémiologiste et chargée de cours en santé publique

L'épidémiologiste compare la situation de la province avec celle du Québec, où seulement 50 % des personnes qui ont contracté le nouveau coronavirus sont guéries. Selon elle, environ 25 000 personnes sont encore malades au Québec.

Mme Machouf ajoute que beaucoup plus de personnes asymptomatiques circulent et que ce bruit de fond pourrait être à l’origine de la deuxième vague.

Elle mentionne aussi la situation internationale, car, selon elle, environ 10 millions de personnes seront atteintes de la COVID-19 sous peu à travers le monde, dont plus de la moitié seront très malades.

Elle s’attend à ce que ces estimations continuent d’augmenter et affirme que, sans vaccin ou traitement, les personnes atteintes continueront de succomber à la maladie.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

D'après l'entrevue de l'épidémiologiste Nimâ Machouf à l'émission Point du jour.

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