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Les Snowbirds des Forces armées canadiennes soulignent leur 50e anniversaire

Les Snowbirds font la fierté de Moose Jaw, en Saskatchewan, la communauté qui accueille le célèbre escadron.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

Les Snowbirds des Forces armées canadiennes soulignent cette année leur 50e anniversaire. L’équipe d’élite a offert jusqu’ici plus de 2600 spectacles aériens devant 140 millions de personnes, toujours sous le regard admiratif de son public. Pleins feux sur ce célèbre escadron, considéré par plusieurs comme étant un symbole de fierté canadienne.

Les Snowbirds marquent l’imaginaire des Canadiens depuis 50 ans, et l‘ex-pilote Maryse Carmichael en sait quelque chose. C’est un de leur spectacle qui a confirmé son intérêt lorsqu’elle était jeune.

J’avais 6 ans quand mes parents m’ont amené au spectacle de Bagotville et à ce moment-là, j’ai vu l’équipe. Je ne savais pas qui c’était, mais la magie, la précision et la discipline que j’ai vues ont fait germer l’idée en moi.

Maryse Carmichael, ancienne pilote des Snowbirds

Maryse Carmichael a finalement appris à piloter un avion à 16 ans lorsqu’elle était dans les cadets de l’air, avant même d’apprendre à conduire une voiture.

Maryse Carmichael, la première femme pilote des Snowbirds, en entrevue chez elle, à Moose Jaw.

Maryse Carmichael a suivi son cours de pilotage dans les années 1990 en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada

Véritable pionnière dans le milieu de l’aviation, elle a marqué l’histoire des Snowbirds à deux reprises. D’abord en devenant la première femme pilote de l’escadron, au début des années 2000, puis en étant promue au poste de commandante en 2010.

La pilote à la retraite reconnaît avoir été un modèle. Elle est particulièrement fière d’avoir inspiré Sarah Dallaire, la deuxième femme pilote des Snowbirds.

Je dois dire que j’ai eu la chance de voir le fruit de ce que j’ai fait en 2001-2002. Il y a une petite fille de Québec qui avait 16 ans quand elle m’a vu voler et qui a décidé qu’elle voulait faire partie des Snowbirds. Maintenant elle reste ici [à Moose Jaw], à un demi-kilomètre de chez moi. C’est une bonne amie et elle fait partie de l'équipe aussi.

Maryse Carmichael, ancienne pilote des Snowbirds

Une histoire de passion

Le major Jean-François Dupont des Snowbirds parle à la journaliste. Derrière lui se trouvent des avions.

Le major Jean-François Dupont, du Snowbirds 1, est celui qui est à la tête de l'escadron.

Photo : Radio-Canada

Le major Jean-François Dupont le confirme, les Snowbirds, c’est avant tout une affaire de coeur.

La plupart des pilotes des Snowbirds et même la plupart des membres de l’escadron ont une certaine passion avec les Snowbirds depuis leur jeune temps. Moi j’allais à tous les spectacles aériens que je pouvais voir quand j’étais jeune. Quand je suis devenu pilote dans les forces canadiennes, je voyais les Snowbirds comme un but.

Jean-François Dupont, major et chef d'équipe des Snowbirds

Son rêve professionnel s’est finalement concrétisé. Il est aujourd’hui le chef de cette équipe d’élite, un rôle qu’il assume avec humilité.

La résilience, la force des Snowbirds

Malgré leur habileté et leur travail sans relâche, les Snowbirds ne sont pas à l’abri des tragédies. Au total, huit pilotes ont perdu la vie en devoir.

La capitaine Jenn Casey assise dans un appareil Snowbirds.

La capitaine Jennifer Casey, chargée des affaires publiques des Snowbirds, est morte le 17 mai dans un accident à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Photo : Gracieuseté

La capitaine Jennifer Casey, originaire d’Halifax, fait partie de ces décès. Le 17 mai dernier, alors que l’escadron était en tournée pour remonter le moral des Canadiens en pleine pandémie, la capitaine est morte lorsque son avion s’est écrasé dans un quartier résidentiel de Kamloops, en Colombie-Britannique.

L’escadron est actuellement cloué au sol le temps d’une enquête entourant le drame.

L’événement a été un coup dur pour l’équipe, qui est toutefois capable d’une grande résilience, note le major Marc-André Lefebvre.

Persévérance, c’est probablement le mot qui décrit le mieux les gens avec qui je travaille. Ça fait partie de notre quotidien quand on joint les Forces armées canadiennes, il n’y a rien qui va marcher comme prévu. Cette année en a été une démonstration.

Marc-André Lefebvre, major au sein des Snowbirds

La COVID-19 a par ailleurs forcé l’annulation de plusieurs spectacles et a reporté les festivités entourant le 50e anniversaire. Les célébrations se tiendront plutôt l’année prochaine.

La fierté d’une communauté

Les tragédies comme les bons coups résonnent particulièrement fort à Moose Jaw, en Saskatchewan, la communauté qui accueille les Snowbirds.

Le maire de Moose Jaw, Fraser Tolmie, est devant un avion des Snowbirds.

Les Snowbirds sont « ancrés » dans la communauté de Moose Jaw, estime le maire Fraser Tolmie.

Photo : Radio-Canada

Le maire Fraser Tolmie a lui-même été officier au sein de l’Aviation royale canadienne. Il estime que l’équipe est un trésor national et un symbole emblématique de l’armée.

Nous sommes extrêmement fiers que la base soit ici. Nous les considérons comme une famille. Nous savons qu’ils font des spectacles aériens partout en Amérique du Nord, mais nous avons toujours bien hâte qu’ils rentrent à la maison.

Fraser Tolmie, maire de Moose Jaw

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