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Sécurité ferroviaire : beaucoup de travail à faire selon la mairesse de Lac-Mégantic

En réaction au reportage diffusé lundi sur nos ondes dans lequel des employés de la Montreal Maine and Atlantic (MMA) et la Central Maine and Quebec Railway (CMQR) allèguent que le déraillement de Nantes aurait pu être évité l’an dernier, la mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, pense que c’est la preuve que beaucoup de travail reste à faire.

Les rails du chemin de fer qui traverse le centre-ville de Lac-Mégantic.

Les rails du chemin de fer qui traverse le centre-ville de Lac-Mégantic (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic envisage d’envoyer une mise en au gouvernement fédéral ou à la Central Maine and Quebec Railway (CMQR) et le Canadien Pacifique (CP).

Ce sont des préoccupations qu’on avait déjà entendues de la part de citoyens et différents organismes, explique-t-elle lors d’une entrevue avec Radio-Canada. Nous faisons tout pour que les inquiétudes des citoyens soient entendues par la compagnie et que Transport Canada fasse son travail, poursuit-elle.

Depuis la tragédie de Lac-Mégantic, l’ensemble des municipalités et des citoyens ont pris conscience [que] l’enjeu de la sécurité ferroviaire était au coeur de nos vies et qu’il faut s’en préoccuper.

Julie Morin, mairesse de Lac-Mégantic

Julie Morin se réjouit toutefois que de nombreuses municipalités montent aux barricades pour s’assurer que les rails soient sécuritaires sur leur territoire. Lac-Mégantic n’est plus seule dans ce combat-là, souligne-t-elle.

Selon Mme Morin, si des citoyens ou des employés d’une compagnie ferroviaire ont des préoccupations sur l’état des rails, ils doivent lever leurs drapeaux. En tant que Ville, on est le porte-voix pour s’assurer d’être entendus par les compagnies ferroviaires et le gouvernement du Canada, lance-t-elle.

De son côté, Jacques Breton, le maire de Nantes , croit que le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, pourrait en faire plus pour assurer la sécurité des rails. C’est dans la cour de M. Garneau. Il a le pouvoir d’agir et d’imposer. Il ne le fait pas, regrette-t-il.

M. Breton croit que l'inaction du ministre Garneau pourrait pousser les compagnies à ne pas agir. Une recommandation peut être faite, mais si le suivi ne l'est pas, si tu ne punis pas pour que ça change, tant que tu vas donner du loose [aux compagnies], [elles vont penser] qu’il n’y a pas de problème, fulmine-t-il.

Des citoyens songent à mettre en demeure Ottawa

La Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic envisage d’envoyer une mise en demeure au gouvernement fédéral ou à la Central Maine and Quebec Railway (CMQR) et le Canadien Pacifique (CP). L'objectif est de forcer l'entreprise propriétaire des rails à effectuer des travaux d'entretien majeurs.

C’est ce qu’a déclaré mardi le porte-parole de l’organisme, Robert Bellefleur, en entrevue à l’émission Par ici l'Info. C’est inacceptable que 7 ans après la tragédie du Lac-Mégantic, on se retrouve encore dans une situation de dangerosité, s’insurge M. Bellefleur.

Il indique qu’une décision finale sera prise au courant des prochains jours puis qu’elle sera annoncée lors d’une conférence de presse prévue le 6 juillet prochain.

L’organisme avait déjà fait parvenir une mise en demeure au ministre des Transports, Marc Garneau, le 3 septembre 2019, soit quelques jours après le déraillement de Nantes. La coalition demandait au ministre de faire cesser tout transport de matières dangereuses sur les rails jusqu’à la fin des réparations.

Des propos qui ne surprennent pas le porte-parole de la coalition. On était au courant depuis août 2019, affirme-t-il. On voyait les ondulations du rail lorsqu’on passait sur la traverse avec les autos.

Robert Bellefleur affirme avoir en sa possession plusieurs photos qui témoignent du piètre état actuel des voies ferrées et de certains ponceaux (petits ponts). La coalition a également utilisé un drone pour effectuer certaines analyses. Je peux vous affirmer que beaucoup de problèmes n'ont pas encore été réparés, s’exclame-t-il.

Ces photos seront rendues publiques la semaine prochaine. La coalition soutient qu’un ingénieur qu’ils ont consulté estime que leurs craintes sont fondées.

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