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Les touristes canadiens seront de nouveau les bienvenus en Europe

Les ressortissants de 14 pays seront autorisés à voyager dans l'Union européenne dès demain. Les États-Unis ne font pas partie de la liste.

Un couple prend un autoportrait devant le tour Eiffel.

Les touristes d'une quinzaine de pays, dont le Canada, sont de nouveau autorisés à voyager en Europe.

Photo : Reuters / Gonzalo Fuentes

Agence France-Presse

Feu vert pour le Canada et trois pays du Maghreb, feu rouge pour les États-Unis et la Turquie : Bruxelles a validé mardi une liste restreinte d'une quinzaine de pays dont les ressortissants seront autorisés à voyager dans l'Union européenne (UE) à partir de mercredi.

Les gouvernements des États membres avaient jusqu'à mardi midi pour voter sur cette liste de pays dont la situation épidémiologique liée à la maladie COVID-19 est jugée suffisamment sûre pour la reprise de ces voyages, alors que débute la saison touristique estivale.

Élaborée par les ambassadeurs des pays de l'Union européenne vendredi soir, objet de difficiles tractations, la liste des visiteurs admis dans l'UE et l'espace Schengen compte le Canada, l'Algérie, l'Australie, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l'Uruguay.

Elle inclut également la Chine, mais uniquement à condition qu'elle admette sur son sol les visiteurs venant de l'UE, ce qui n'est actuellement le cas que de façon limitée.

Sont en revanche exclus de cette liste, qui a vocation à être actualisée toutes les deux semaines, les États-Unis, pays le plus touché au monde par la pandémie, avec près de 126 000 décès pour près de 2,6 millions de cas répertoriés. N'y figurent pas non plus le Brésil, la Russie, l'Inde, la Turquie et Israël notamment.

Bien qu'ayant quitté l'UE le 31 janvier, le Royaume-Uni n'était pas concerné par les restrictions de voyage.

Les voyages non essentiels vers l'Europe ont été interdits depuis la mi-mars, afin de lutter contre la propagation de la pandémie.

Le vote de mardi portait sur une recommandation qui n'est pas contraignante juridiquement, les pays de l'UE étant souverains sur le contrôle de leurs frontières. Mais ils sont d'accord pour se coordonner en raison de la liberté de circulation au sein de l'espace Schengen, où les restrictions décidées pour lutter contre la pandémie ont été peu à peu levées.

Prise entre des impératifs sanitaires et le souci de faire redémarrer une économie frappée par la crise en favorisant le tourisme, l'UE a convenu d'autoriser à nouveau les voyageurs de pays tiers à partir du 1er juillet, mais de façon partielle et progressive.

Un homme portant un masque de protection passe devant le Colisée, à Rome.

Contrairement aux Canadiens, les Américains ne peuvent pas, pour l'instant, faire des voyages non essentiels en Europe.

Photo : Getty Images / ALBERTO PIZZOLI

Une liste difficile à rédiger

Mais l'élaboration de la liste a été une entreprise ardue. Certains États membres mettaient en cause la fiabilité des données fournies par des pays tiers, comme la Chine.

Et les Européens étaient plus ou moins pressés de lever les restrictions. Très dépendante du tourisme, la Grèce a pour sa part commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud.

Les Européens privilégient les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l'UE, où la pandémie a reflué, voire meilleure. Le taux de nouveaux cas de COVID-19 ne doit pas excéder 16 pour 100 000 habitants (moyenne dans l'UE) sur les 14 derniers jours.

Autres critères : une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par le pays tiers pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de tests.

La situation de la pandémie des États-Unis prive donc le Vieux Continent des touristes américains qui viennent en nombre chaque année : en France, ils étaient 5 millions en 2019. En Italie, touchée de plein fouet par la pandémie, leur absence cet été se traduira par une perte de 1,8 milliard d'euros, selon le principal syndicat agricole, la Coldiretti.

Alors que l'entrée aux États-Unis est interdite aux voyageurs venant de la plupart des pays européens depuis le 13 mars, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dit espérer une solution dans les prochaines semaines pour la reprise des échanges, estimant qu'il était important pour les États-Unis que les Européens puissent revenir, et réciproquement.

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