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Les distractions au volant ont la vie dure

Un homme échange des textos tout en conduisant.

Au Québec, les distractions au volant sont en cause dans plus du tiers des accidents mortels.

Photo : iStock

Deux ans après l’entrée en vigueur de règles plus strictes sur l’utilisation du cellulaire au volant, les distractions demeurent l’une des principales causes de mortalité sur les routes du Québec.

Selon la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), les distractions ont joué un rôle dans 37 % des accidents avec décès survenus entre 2015 et 2019, comparativement à 34 % entre 2013 et 2017.

Elles ont également été un facteur contributif dans 52 % des accidents avec dommages corporels.

Vous voyez que la distraction est encore fort présente, malheureusement [...] C'est encore une des causes principales de décès et d'accidents, confie le porte-parole de la SAAQ, Mario Vaillancourt, en entrevue à Radio-Canada.

Pour diminuer l’utilisation du cellulaire au volant, le gouvernement du Québec a décidé il y a quelques années de donner plus de mordant au Code de la sécurité routière.

Depuis le 30 juin 2018, les conducteurs qui manipulent un téléphone mobile ou tout autre appareil électronique portatif lorsqu’ils sont aux commandes de leur véhicule s’exposent à des sanctions plus sévères.

Une voiture de la Sûreté du Québec stationnée en bordure de la route, le soir, les gyrophares allumés.

En 2019, 333 décès sont survenus sur les routes du Québec, soit 22 de moins qu'en 2018.

Photo : Radio-Canada

Le montant de l’amende maximale a été multiplié par 6 pour atteindre 600 $, et le nombre de points d’inaptitudes est passé de 4 à 5. De plus, les automobilistes écopent d’une suspension immédiate de leur permis de conduire en cas de récidive.

Portée élargie

L’interdiction de manipuler un cellulaire tout en conduisant a par ailleurs été élargie aux cyclistes et aux utilisateurs d’une aide à la mobilité motorisée.

Même si le nombre d’accidents avec blessures mortelles, graves et légères a continué de diminuer depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles, la SAAQ estime qu’il est encore trop tôt pour déterminer le rôle qu’elles ont joué dans l’amélioration du bilan routier.

Il est difficile de dire quel a été l’effet de cette mesure-là. On pense que ç'a eu un impact, mais on ne peut pas vraiment le mesurer.

Mario Vaillancourt, porte-parole de la SAAQ

La SAAQ n’est pas en mesure de dire combien d’infractions pour utilisation du cellulaire au volant ont été distribuées depuis que les nouvelles règles sont en application.

Mario Vaillancourt prend la parole dans une salle de conférence.

Mario Vaillancourt, porte-parole de la SAAQ

Photo : Radio-Canada / La facture

En revanche, elle collige le nombre de condamnations pour des infractions décernées pour cause de distraction au volant.

Les données les plus récentes remontent à 2018. Cette année-là, 33 797 condamnations avaient été comptabilisées pour ce type d’infraction, comparativement à 43 558 l’année précédente.

Peut-on attribuer cette baisse à la nouvelle réglementation entrée en vigueur au milieu de l’année 2018? Pas nécessairement. Mario Vaillancourt précise que le nombre d’infractions et de condamnations peut dépendre de plusieurs facteurs.

Il ne faut pas voir seulement la baisse du nombre d'infractions comme étant un signe clair et net qu'il y a moins de personnes qui l'utilisent parce qu'on ne peut pas, nous, donner cette conclusion-là directement, insiste le porte-parole.

Sensibilisation

Il rappelle que changer les comportements des automobilistes est un travail de longue haleine qui ne repose pas uniquement sur le durcissement des lois. La sensibilisation et le travail des policiers, entre autres, jouent un rôle important.

La SAAQ continuera donc de mener des campagnes de sensibilisation pour diminuer les distractions au volant dans leur ensemble, sans toutefois se limiter à l’utilisation des téléphones mobiles.

La distraction [...] ça inclut évidemment le cellulaire, mais les gens ont aussi des accidents pour d'autres raisons que le cellulaire. Alors, il faut aussi agir sur la distraction d'une façon générale, affirme Mario Vaillancourt.

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